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RDC : « Ce n’est ni nécessaire ni urgent »,  l’église catholique rejette tout changement de la Constitution !

Samedi, 20 juin 2026-La Conférence Épiscopale Nationale du Congo (CENCO) a réaffirmé sa ferme opposition à toute initiative visant à modifier la Constitution de la République démocratique du Congo. Dans un message rendu public ce samedi 20 juin 2026 et lu par son secrétaire général, Monseigneur Donatien Nshole, l’épiscopat catholique estime que le pays fait face à des défis bien plus urgents que l’ouverture d’un débat constitutionnel.

Après plusieurs mois de réflexion et de discernement, les évêques congolais ont conclu qu’aucune circonstance actuelle ne justifie une révision de la Loi fondamentale.

« Après un profond discernement, nous ne voyons ni la nécessité, ni l’urgence, ni l’opportunité de changement de la Constitution. La priorité aujourd’hui en RDC, c’est la paix, le bien-être social du peuple congolais, l’unité et la cohésion nationales », a déclaré Mgr Donatien Nshole.

Par cette prise de position, l’Église catholique entend recentrer le débat national sur les préoccupations quotidiennes des Congolais. Pour les évêques, le pays est confronté à des défis majeurs qui exigent l’attention immédiate des dirigeants, notamment la persistance de l’insécurité dans plusieurs provinces de l’Est, la crise sociale, le chômage des jeunes, l’accès aux services de base ainsi que la lutte contre la pauvreté.

Cette déclaration intervient alors que plusieurs figures de l’Union Sacrée de la Nation ont, ces derniers mois, exprimé leur volonté de voir la Constitution être revisitée. Les partisans de cette option soutiennent qu’une réforme permettrait d’adapter certaines dispositions institutionnelles aux réalités actuelles du pays. Une position qui continue d’alimenter les débats au sein de la classe politique.

Face à cette dynamique, la CENCO se montre prudente et appelle les responsables politiques à éviter toute initiative susceptible de créer de nouvelles tensions dans un contexte national déjà marqué par de nombreux défis sécuritaires, économiques et sociaux.

L’Église catholique, qui a souvent joué un rôle de médiation dans les moments cruciaux de l’histoire politique congolaise, rappelle ainsi son attachement à la stabilité institutionnelle et à la préservation de la paix sociale. Elle invite les autorités à privilégier les actions susceptibles d’améliorer concrètement les conditions de vie de la population plutôt que de s’engager dans un débat constitutionnel qu’elle juge inopportun.

Cette sortie de la CENCO devrait relancer les discussions autour de l’avenir institutionnel du pays, alors que la question de la révision de la Constitution continue de diviser les acteurs politiques et une partie de l’opinion publique. Pour les évêques, l’heure n’est pas aux réformes constitutionnelles, mais à la consolidation de la paix, de l’unité nationale et du développement socio-économique de la République démocratique du Congo.

 

ITK

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