Dimanche, 2 août 2026 – Face au tollé général provoqué par son arrêté sur la fiscalité du secteur numérique, le gouvernement de la République démocratique du Congo a décidé de suspendre son application.
Dans un communiqué publié dans la soirée du samedi 1er août, la cellule de communication du ministère des Finances annonce qu’il a été décidé de surseoir à l’exécution de l’arrêté interministériel n°015 du 20 juillet 2026, qui fixait de nouvelles dispositions fiscales applicables au secteur numérique.
Cette décision intervient après une vague de critiques émanant des acteurs de l’écosystème numérique, des entrepreneurs, des spécialistes du secteur et de plusieurs responsables politiques, qui estimaient que cette mesure risquait de freiner l’innovation et de compromettre le développement des startups congolaises.
Les ministères des Finances et de l’Économie numérique assurent toutefois que l’arrêté ne visait pas les startups, lesquelles continuent de bénéficier des avantages fiscaux prévus par l’ordonnance-loi de 2022 et le Code du numérique. Ils évoquent des « mauvaises interprétations » ainsi qu’une « récupération tendancieuse » autour de ce dossier.
La suspension de l’arrêté intervient également après la publication d’une tribune de l’opposant Martin Fayulu, qui avait dénoncé un texte susceptible, selon lui, d’étouffer l’innovation locale et de contredire l’esprit du Startup Act.
En attendant une éventuelle révision du texte, le gouvernement semble vouloir apaiser les tensions et favoriser un dialogue avec les différentes parties prenantes du secteur numérique.
ITK


