Mardi, 14 juillet 2026-L’appel du député national André Mbata invitant les partis politiques de l’Union sacrée à organiser une marche le 22 juillet 2026, en parallèle à celle annoncée par l’opposition, vient de subir un sérieux revers. L’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), principale force politique de la majorité présidentielle, a officiellement pris le contre-pied de cette initiative en annonçant qu’elle ne participera à aucune manifestation ce jour-là.
Intervenant sur les antennes de Top Congo FM, Augustin Kabuya, président ai et secrétaire général de l’UDPS, a été sans équivoque. Il a indiqué que son parti n’a programmé aucune marche le 22 juillet et a demandé aux militants de se consacrer à leurs activités habituelles. Il les a également invités, dans la mesure du possible, à éviter les itinéraires qui seront empruntés par les manifestants de l’opposition afin de prévenir tout incident.
Cette déclaration met de facto un terme à l’appel lancé quelques heures plus tôt par André Mbata. Alors que ce dernier exhortait les partis membres de l’Union sacrée à occuper le terrain le même jour que l’opposition, l’UDPS a choisi une toute autre stratégie, privilégiant la prudence et refusant toute démonstration de force susceptible d’alimenter les tensions.
Au-delà de la question de la marche, cette prise de position constitue un véritable désaveu politique pour André Mbata. En refusant de suivre son mot d’ordre, l’UDPS, qui demeure le plus grand parti de l’Union sacrée et le principal soutien du Président Félix Tshisekedi, démontre que les initiatives individuelles ne suffisent pas à engager l’ensemble de la majorité présidentielle.
Cet épisode vient renforcer l’impression que plusieurs prises de position d’André Mbata peinent désormais à rallier les principales composantes de l’Union sacrée. Ces derniers mois, plusieurs de ses initiatives ont suscité des réserves au sein même de la plateforme présidentielle.
L’un des épisodes les plus marquants reste sa tentative de faire reporter une réunion convoquée par Christophe Mboso, membre du Présidium de l’Union sacrée. Malgré cette démarche, la réunion s’était finalement tenue, illustrant les limites de son influence sur les autres responsables de la majorité.
Quelques mois auparavant, Peter Kazadi, alors vice-Premier ministre de l’Intérieur, avait également pris publiquement ses distances avec certaines déclarations d’André Mbata. Il avait rappelé que l’Union sacrée est une plateforme politique regroupant plusieurs partis et personnalités, insistant sur le fait qu’elle ne fonctionne pas comme un parti unique où les décisions seraient imposées par une seule personne.
Le refus de l’UDPS de s’associer à la contre-marche du 22 juillet apparaît ainsi comme un nouvel épisode révélateur des débats internes qui traversent la majorité présidentielle. En appelant ses militants à rester chez eux et à poursuivre normalement leurs activités, Augustin Kabuya a clairement signifié que la stratégie de l’UDPS ne se confond pas avec les initiatives portées par André Mbata.
À quelques jours de la mobilisation annoncée par l’opposition, cette divergence publique entre le plus grand parti de l’Union sacrée et l’auteur de l’appel à la contre-marche met en évidence des approches différentes de la gestion de la séquence politique au sein de la majorité.
ITK


