Jeudi, 16 juillet 2026-La Coalition Article 64 (C64), regroupant plusieurs figures de l’opposition congolaise, a officiellement saisi le gouverneur de la ville de Kinshasa, Daniel Bumba Lubaki, de la tenue d’une marche pacifique prévue le 22 juillet. Dans une correspondance qui lui est adressée, les organisateurs annoncent un rassemblement à partir de 9 heures avec une convergence des manifestants vers le Palais de la Nation, où un sit-in est prévu avant la remise d’un mémorandum au président de la République.
La C64 rassemble notamment Martin Fayulu, Moïse Katumbi, Jean-Marc Kabund, Augustin Matata Ponyo et Delly Sesanga.
Cette mobilisation avait été initialement programmée pour le 8 juillet, avant d’être reportée à la suite d’une invitation du président burundais Évariste Ndayishimiye, président en exercice de l’Union africaine, dans le cadre de consultations consacrées à la crise politique et institutionnelle en République démocratique du Congo.
À l’issue de cette médiation, la coalition a réaffirmé sa volonté de maintenir la manifestation, estimant que les préoccupations ayant motivé son appel à la mobilisation demeurent d’actualité.
Les organisateurs assurent que cette marche s’inscrit dans le strict respect de la Constitution. Ils invoquent notamment l’article 64, qui reconnaît le droit des citoyens de s’opposer à toute prise ou tout exercice du pouvoir en violation des dispositions constitutionnelles.
Cette initiative intervient dans un climat politique marqué par de fortes tensions autour des discussions sur une éventuelle révision de la Constitution.
L’opposition soupçonne qu’un tel projet pourrait viser à remettre en cause la limitation du nombre de mandats présidentiels, une perspective que les autorités ont, à plusieurs reprises, rejetée.
La marche du 22 juillet s’annonce ainsi comme un nouveau test pour le climat politique et les libertés publiques en RDC, alors que les autorités sont attendues sur les mesures d’encadrement de cette manifestation annoncée comme pacifique.
ITK


