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Excluif : un document confidentiel dévoile le futur dialogue national, le nombre de participants, les principaux chantiers à débattre et les ambitions d’une profonde refondation de l’État (Intégralité) ! 

Dimanche, 2 août 2026-C’est un document classé confidentiel, dont le contenu n’avait jusqu’ici jamais été rendu public, qui éclaire les intentions du pouvoir sur la prochaine grande initiative politique destinée à redéfinir l’avenir institutionnel de la République démocratique du Congo.

Selon ce document, transmis dans le cadre des préparatifs d’un dialogue avec les autorités angolaises, la Présidence de la République prépare l’organisation des « États Généraux de la Refondation de l’État pour le Salut de la Patrie » (EG-RDC), une vaste concertation nationale qui ambitionne d’aller bien au-delà des précédents dialogues politiques organisés depuis plusieurs décennies.

Le texte présente cette initiative comme une réponse aux crises sécuritaires, institutionnelles et géopolitiques qui secouent le pays depuis plus de trente ans.

Mais son contenu révèle également une ambition autrement plus importante : repenser l’architecture même de l’État congolais, avec, à terme, l’éventualité d’une Quatrième République.

Une initiative directement portée par le Chef de l’État

Le document indique que l’initiative serait lancée par le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, en vertu de ses prérogatives constitutionnelles.

Le texte précise que le Chef de l’État assurerait personnellement :

l’ouverture officielle des travaux ;

la clôture des assises ;

la réception des conclusions et recommandations finales.

Selon la note conceptuelle, cette démarche s’inscrit dans la volonté de bâtir « un État répondant aux exigences du contexte actuel de la géopolitique interne et externe ».

Un constat sévère sur l’État congolais

La note conceptuelle dresse un diagnostic particulièrement critique de la situation du pays.

Elle estime que les nombreux dialogues organisés depuis l’indépendance — conférences, concertations, conclaves, forums ou processus de paix — n’ont jamais permis de traiter les causes profondes des crises qui affectent durablement la RDC.

Le document évoque notamment : la déliquescence des institutions étatiques ;

l’affaiblissement de l’autorité de l’État ;

la persistance des conflits armés dans l’Est ; la perte progressive du leadership régional de la RDC ; le retard du développement national ;

les difficultés liées à la gouvernance et à la souveraineté.

Les auteurs considèrent que les mécanismes jusque-là utilisés ont atteint leurs limites et qu’une transformation beaucoup plus profonde de l’État serait devenue indispensable.

Une lecture géopolitique assumée

La note adopte également une lecture géopolitique de la crise congolaise.

Elle soutient que les conflits récurrents dans l’Est du pays seraient alimentés par certains États voisins, avec le concours d’intérêts économiques internationaux profitant des faiblesses structurelles de l’État congolais.

Le texte revient sur l’histoire politique du pays, depuis la période coloniale jusqu’aux guerres des Grands Lacs, en estimant que l’État actuel demeure marqué par des héritages institutionnels qui limiteraient sa capacité d’action.

Les EG-RDC : un dialogue entre Congolais

Contrairement aux précédents processus de paix souvent facilités par des acteurs étrangers, le document présente les EG-RDC comme un dialogue « sous l’égide des Congolais eux-mêmes ».

L’objectif affiché est de réunir les forces politiques, les institutions, les experts, les autorités coutumières, les représentants de la société civile ainsi que diverses personnalités nationales autour d’une réflexion sur la refondation de l’État.

Le texte insiste sur le caractère inclusif des travaux ainsi que sur une représentation équilibrée des différentes composantes nationales.

Une organisation particulièrement structurée

Le document prévoit une architecture organisationnelle en plusieurs niveaux.

Trois organes non permanents

Un Groupe de contact, chargé des missions de plaidoyer auprès des parties prenantes nationales et internationales.

Une Commission préparatoire, composée d’experts chargés d’élaborer les documents de travail.

Les Sous-États Généraux, responsables des diagnostics sectoriels et des cahiers des charges.

Quatre organes permanents

Les travaux seraient ensuite conduits par :

des groupes thématiques spécialisés ;

des commissions ou ateliers techniques ;

un bureau des assises ;

les Assises ou Plénières.

Un plafond fixé à 200 participants

L’une des révélations majeures du document concerne la composition des Assises.

Le nombre des participants serait limité à 200 membres au maximum.

Ils seraient issus notamment :

des institutions de la République ;

de la majorité présidentielle ;

de l’opposition parlementaire ;

de l’opposition extraparlementaire ;

de la société civile ;

des autorités coutumières ;

des experts ;

des invités spéciaux.

Cette limitation viserait, selon le document, à garantir l’efficacité des travaux tout en assurant une représentation équilibrée.

Une méthode différente des précédents dialogues

Le texte affirme vouloir rompre avec les processus politiques antérieurs.

La différence reposerait notamment sur :

une thématique unique centrée sur la refondation de l’État ;

une méthodologie articulée autour de plusieurs niveaux de consultation ;

un système rigoureux de quotas ;

la participation d’acteurs issus de différentes générations de la vie nationale.

Les organisateurs souhaitent ainsi dépasser les simples accords politiques pour déboucher sur des réformes structurelles.

Des réformes de très grande ampleur

La partie la plus sensible du document concerne les résultats attendus des EG-RDC.

Les recommandations pourraient ouvrir la voie à des transformations majeures, parmi lesquelles :

l’adaptation ou la modification de la Constitution ;

la création d’un système intégré de défense et de sécurité ;

la mise en place d’un appareil judiciaire intégré ;

un mécanisme national de certification et de traçabilité des ressources naturelles ;

un nouveau système électoral ;

une réforme complète du système des partis politiques ;

la réorganisation territoriale et administrative de l’État ;

un dispositif national de gestion des frontières ;

un mécanisme de gestion du fichier général de la population ;

la requalification des institutions d’appui à la démocratie ;

la redéfinition du rôle de la société civile ;

une refonte du modèle économique national ;

l’élaboration d’un programme commun de gouvernance.

Le point le plus explosif : une Quatrième République

Le document va encore plus loin.

Il évoque explicitement « l’avènement de la Quatrième République », à l’issue d’une éventuelle période de transition.

Dans cette hypothèse, il est précisé que le Président Félix Tshisekedi demeurerait en fonction jusqu’à l’élection du futur Président de la République.

Cette disposition constitue l’un des passages les plus sensibles du document et pourrait alimenter un important débat politique si son contenu venait à être confirmé officiellement.

Une ambition : restaurer la puissance de l’État

Les rédacteurs estiment que la RDC doit retrouver son rôle de puissance régionale.

Les EG-RDC auraient ainsi pour objectif de permettre au pays :

de restaurer pleinement sa souveraineté ;

de renforcer son autorité sur l’ensemble du territoire ;

de redevenir un acteur majeur de la stabilité régionale ;

de valoriser son potentiel géostratégique et ses ressources naturelles.

La note évoque également la volonté de positionner la RDC comme un « pays-solution » dans le contexte de la recomposition géopolitique mondiale.

Un dialogue inscrit dans un contexte diplomatique particulier

Le document fait référence à plusieurs initiatives diplomatiques internationales actuellement en cours.

Il cite notamment :

les efforts soutenus par les États-Unis ;

les initiatives du Qatar ;

les processus de l’Union africaine ;

ceux de la SADC ;

ceux de l’EAC ;

ainsi que le rôle de la MONUSCO.

Les propositions des confessions religieuses congolaises, notamment celles de la CENCO, de l’ECC et de la Coalition interconfessionnelle pour la Nation, sont également mentionnées parmi les contributions susceptibles d’alimenter la réflexion.

Deux défis majeurs

Les organisateurs identifient déjà deux principaux défis :

obtenir une participation réellement inclusive des différentes forces politiques et sociales ;

parvenir à un compromis patriotique permettant de dégager des solutions durables.

Un document qui pourrait ouvrir un nouveau chapitre politique

Si son authenticité et sa mise en œuvre restent à être confirmées officiellement, cette note conceptuelle révèle néanmoins les grandes orientations d’un projet de dialogue qui dépasse largement une simple concertation politique.

Au regard des ambitions affichées — réforme constitutionnelle, refonte des institutions, restructuration de l’État, nouvelle gouvernance et perspective d’une Quatrième République — les EG-RDC apparaissent comme un projet de transformation profonde de l’État congolais.

Reste désormais à savoir si cette initiative sera effectivement lancée, sous quelle forme elle sera organisée et surtout si elle parviendra à réunir l’ensemble des forces politiques et sociales autour d’un consensus national dans un contexte marqué par les défis sécuritaires, les tensions politiques et les attentes de la population.

Les éléments présentés dans cet article proviennent du document confidentiel décrit comme une note conceptuelle des « États Généraux de la Refondation de l’État pour le Salut de la Patrie ».

Au moment de la publication, son contenu n’a pas fait l’objet d’une confirmation officielle publique de la part de la Présidence de la République. Les informations doivent donc être comprises comme des éléments issus d’un document présenté comme confidentiel.

Ci-dessous, l’intégralité du document !

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