Mercredi, 5 août 2026-Le journaliste congolais John Zihindula, collaborateur de la radio SVEIN et actuellement en exil en Ouganda, affirme avoir été victime d’une attaque ciblée dans la nuit du 31 juillet au 1er août 2026 à son domicile de Kampala. Il dit craindre pour sa vie et affirme être visé en raison de son travail journalistique.
Selon son témoignage, trois hommes armés de machettes et de longs couteaux ont fait irruption chez lui aux environs de 2 heures du matin. Les assaillants l’auraient dépouillé de plusieurs biens de valeur avant de proférer des menaces de mort.
D’après John Zihindula, les hommes semblaient connaître son identité. L’un d’eux lui aurait demandé : « C’est toi John Zihindula ? », avant qu’un autre ne confirme qu’il s’agissait bien du journaliste. Les assaillants auraient également évoqué l’existence éventuelle de caméras de surveillance avant de poursuivre leur opération.
Sous la menace de leurs armes, ils se seraient emparés d’une somme d’argent, de deux téléphones, d’un ordinateur portable, d’une radio, d’une batterie externe ainsi que de l’ensemble de ses documents personnels et migratoires.
Avant de quitter les lieux, l’un des individus lui aurait déclaré : « Tu as Dieu avec toi, car nous ne sommes pas venus pour prendre l’argent. Évite de beaucoup publier sur les réseaux sociaux, ta vie est en danger. » Un autre aurait insisté pour emporter également tous ses documents.
Au lendemain de l’attaque, le journaliste s’est présenté auprès du responsable de son avenue, qui lui a délivré une lettre de recommandation à destination de la police ougandaise. Une enquête a été ouverte et serait toujours en cours afin de faire la lumière sur les circonstances de cette agression et d’identifier les auteurs.
Dans un message d’alerte adressé à ses confrères ainsi qu’aux organisations de défense des droits humains, John Zihindula affirme que cette attaque survient après plusieurs menaces de mort qu’il dit avoir reçues. Il sollicite la protection des autorités ougandaises et des organisations internationales.
Le journaliste estime que les auteurs de cette attaque seraient liés au mouvement AFC/M23 et affirme que ces derniers chercheraient à le réduire au silence en raison de ses publications en faveur de la République démocratique du Congo et des FARDC. Toutefois, à ce stade, aucune autorité ougandaise n’a confirmé cette accusation, et l’enquête en cours devra établir les responsabilités éventuelles.
Cette affaire ravive les inquiétudes concernant la sécurité des journalistes contraints à l’exil ou exerçant dans des environnements marqués par l’insécurité. Plusieurs organisations de défense de la liberté de la presse continuent d’appeler les autorités compétentes à garantir leur protection et à lutter contre l’impunité des auteurs de violences visant les professionnels des médias.
Samuel MULENDA


