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RDC : Julien Paluku dresse le bilan d’un an de réformes pour protéger l’industrie locale et conquérir de nouveaux marchés !

Jeudi, 2 septembre 3026-À l’occasion de l’exercice de redevabilité marquant la première année du Gouvernement Suminwa II, le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, a présenté le bilan des principales réformes engagées dans le secteur du commerce. Protection de l’industrie locale, facilitation des échanges, ouverture de nouveaux marchés, encadrement du petit commerce et modernisation des mécanismes de contrôle figurent parmi les actions mises en avant.

Face à la presse, le ministre a indiqué que ces initiatives s’inscrivent dans la vision du Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, et de la Première ministre Judith Suminwa, visant à renforcer la production nationale, stimuler la création d’emplois et accroître l’intégration de la République démocratique du Congo aux marchés régionaux et internationaux.

La protection de l’industrie nationale demeure l’un des principaux axes de l’action du ministère du Commerce extérieur. Selon Julien Paluku, près de 17 produits fabriqués localement bénéficient désormais de mesures de sauvegarde conformes aux règles de l’Organisation mondiale du commerce (OMC).

Ces mesures concernent notamment le ciment, les carreaux et faïences, les câbles électriques ainsi que le charbon destiné au secteur minier. L’objectif est de protéger les producteurs congolais contre certaines pratiques commerciales susceptibles de fragiliser leur compétitivité, tout en favorisant la préservation des emplois et la réduction de la dépendance aux importations.

Le ministre a également souligné que ces mécanismes de protection nécessitent l’implication de plusieurs institutions publiques, notamment les services douaniers, l’Office congolais de contrôle (OCC), les forces de sécurité et les différentes administrations concernées.

Dans le même cadre, une mission conjointe avec le ministère de l’Économie nationale a été conduite dans plusieurs provinces afin d’évaluer les dispositifs de protection des minoteries locales et de soutenir le développement de la production nationale de farine de maïs.

La facilitation des échanges comme levier de compétitivité

Parmi les réformes majeures évoquées figure également la ratification de l’Accord sur la facilitation des échanges de l’OMC. Après son adoption par le Gouvernement, son approbation par le Parlement et sa promulgation par le Chef de l’État, les instruments de ratification ont été déposés à Genève.

Cette adhésion doit permettre à la RDC de moderniser ses procédures commerciales, de réduire les obstacles administratifs et de fluidifier les échanges transfrontaliers. Pour le Gouvernement, cette réforme constitue également un outil destiné à améliorer l’attractivité du pays auprès des investisseurs.

Sur le plan du commerce intérieur, Julien Paluku a mis en avant l’entrée en vigueur du décret signé fin mars 2026 par la Première ministre, précisant les activités réservées exclusivement aux ressortissants congolais.

Le texte consacre notamment le caractère national du petit commerce, tandis que certaines activités nécessitant des investissements importants restent accessibles aux investisseurs étrangers. Il s’agit notamment des supermarchés, hypermarchés, établissements hôteliers et de la commercialisation de véhicules neufs.

Le 30 septembre a été fixé comme échéance pour l’application stricte de cette réglementation.

À Kinshasa, des opérations d’identification ont déjà été menées dans les 24 communes avec l’appui de la Police nationale congolaise. Le ministère affirme disposer désormais d’une base de données recensant les opérateurs concernés, leurs documents administratifs, leurs adresses et leurs lieux d’activités.

La diplomatie commerciale à la conquête de nouveaux marchés

L’ouverture de nouveaux débouchés pour les produits congolais constitue un autre volet important de la stratégie présentée par le ministre.

Julien Paluku a notamment cité la réadmission de la RDC à l’AGOA, le dispositif commercial américain offrant aux produits éligibles de pays africains un accès préférentiel au marché des États-Unis.

Selon les chiffres avancés par le ministre, les exportations congolaises vers les États-Unis seraient passées de 280 millions de dollars en 2020 à 1,2 milliard de dollars en 2026.

Le Gouvernement met également en avant l’Accord de partenariat économique global conclu avec les Émirats arabes unis, qui doit ouvrir le marché émirati à près de 6 000 produits congolais.

Un accord commercial conclu avec le Royaume-Uni après le Brexit offre par ailleurs aux produits congolais un accès préférentiel au marché britannique.

Le RECOS pour faciliter le commerce transfrontalier

Pour soutenir les petits commerçants opérant aux frontières, le Gouvernement a également mis en œuvre le Régime commercial simplifié (RECOS).

En vertu d’un arrêté interministériel conclu avec le ministère des Finances, les commerçants dont la valeur des marchandises ne dépasse pas 500 dollars peuvent bénéficier d’une exonération des droits de douane dans le cadre des échanges avec certains pays voisins.

Le dispositif est déjà opérationnel avec le Burundi et l’Ouganda, tandis que son extension à la Zambie est en cours.

Le ministre a également annoncé la volonté du Gouvernement de mettre progressivement fin aux pratiques frauduleuses observées au poste frontalier de Kasumbalesa, notamment les phénomènes communément appelés « Bilanga » et « Bambaro ». Ces pratiques sont accusées d’occasionner des pertes de recettes pour l’État et de mettre en difficulté les usagers de la frontière.

La ZLECAf au cœur de l’intégration économique africaine

En tant que coordonnateur gouvernemental de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), Julien Paluku a également évoqué les efforts de la RDC pour accélérer son intégration au marché continental.

Le pays poursuit notamment la mise en œuvre progressive des concessions tarifaires prévues dans le cadre de la ZLECAf. Le mécanisme prévoit une réduction progressive des droits de douane sur une période de dix ans, avec l’objectif d’aboutir à la suppression des barrières tarifaires concernées à l’horizon 2035.

La RDC négocie également son intégration à un système africain de paiement destiné à faciliter les transactions entre opérateurs économiques du continent en permettant davantage de règlements en monnaies nationales, avec une moindre dépendance au dollar américain.

Pour permettre aux producteurs congolais de mieux profiter des opportunités offertes par les marchés internationaux, le ministère du Commerce extérieur organise des séances d’information et de sensibilisation en collaboration avec la Fédération des entreprises du Congo (FEC).

Le ministère publie également les mercuriales des prix internationaux afin d’informer les opérateurs sur l’évolution des cours et les opportunités commerciales.

Parmi les filières identifiées comme présentant un fort potentiel figurent notamment le cacao, le soja et le piment, dont la demande internationale demeure importante.

Le ministre encourage ainsi les producteurs congolais à s’orienter davantage vers les cultures d’exportation à forte valeur ajoutée et à passer progressivement d’une économie largement tournée vers l’importation à une économie davantage axée sur la production et l’exportation.

L’OCC mise sur la modernisation et la traçabilité numérique

La modernisation des mécanismes de contrôle constitue enfin l’un des axes du bilan présenté par Julien Paluku.

De nouveaux laboratoires de l’Office congolais de contrôle (OCC) ont notamment été construits et inaugurés à Kalemie, Lubumbashi, Matadi et Kinshasa, afin de renforcer les capacités nationales d’analyse et de contrôle des produits commercialisés sur le territoire.

Dans les prochaines semaines, l’OCC prévoit également de lancer un système national de QR Code permettant aux consommateurs de vérifier directement avec leur téléphone si un produit a été contrôlé et certifié.

Cette innovation devrait notamment concerner les médicaments et permettre de détecter plus rapidement les produits non conformes ou impropres à la consommation, tout en facilitant leur signalement auprès des services compétents.

Au terme de cet exercice de redevabilité, Julien Paluku a réaffirmé la volonté du Gouvernement Suminwa II de faire du commerce extérieur un véritable levier de transformation de l’économie congolaise.

La stratégie repose désormais sur plusieurs priorités : protéger la production nationale, améliorer la compétitivité des entreprises, faciliter les échanges, conquérir de nouveaux marchés, sécuriser les consommateurs et renforcer l’intégration économique de la RDC.

Pour le Gouvernement, l’enjeu est désormais de transformer les opportunités commerciales obtenues sur les marchés régionaux et internationaux en débouchés concrets pour les producteurs congolais et en emplois pour la population.

 

 

ITK

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