Mardi, 1er septembre 2026-Le directeur général de l’APDNK (Agence Provinciale pour le Développement du Numérique de Kinshasa) n’avait même pas et n’a toujours pas encore reçu officiellement sa notification de nomination au poste de Directeur général adjoint de la DGIPK (Direction générale des Impôts Provinciaux de Kinshasa) qu’il avait déjà préparé sa réponse.
Une lettre, déposée ce lundi au cabinet du gouverneur après la fermeture du service courrier, pour décliner le poste de DGA de la DGIPK. Motif officiel : « raisons personnelles et professionnelles ». Mais en réalité, il digère mal être dirigé par une femme. « Linda (nouveau DG) ne peut pas me diriger », avait-il lâché à un proche en apprenant les nouvelles mises en place à la régie financière.
Cette attitude dépasse largement une simple divergence professionnelle. Il porte un nom : sexisme. Et pas n’importe lequel : un sexisme d’un autre âge, celui qui considère encore que l’autorité d’une femme serait, par principe, insupportable à un homme.
Dans l’administration publique, on n’est pas nommé pour flatter son ego, mais pour servir l’État. Une nomination se discute par les voies appropriées, elle ne se boude pas comme une affaire d’orgueil personnel.
Cette décision pourrait d’ailleurs avoir un prix : elle implique inéluctablement de tirer aussi les conséquences de sa position à la tête de l’APDNK.
Une carrière prometteuse peut survivre à une mauvaise nomination. Elle survit beaucoup moins bien à un ego mal maîtrisé. Un ego qui refuse l’autorité d’une femme. La gente féminine appréciera.


