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Urbanisme et habitat en RDC : Alexis Gisaro Muvunyi présente les réformes engagées et les grands projets du Gouvernement !

Jeudi, 1er octobre 2026-À l’occasion de l’exercice de redevabilité du Gouvernement consacré à la première année de son mandat, le ministre d’État, ministre de l’Urbanisme et de l’Habitat, Alexis Gisaro Muvunyi, a présenté les principales réformes et actions engagées dans le secteur de l’urbanisme et de l’habitat en République démocratique du Congo.

Face à une urbanisation rapide, à une croissance démographique soutenue et à une forte pression foncière, le Gouvernement entend renforcer la planification urbaine, améliorer la sécurité des constructions et accroître l’offre de logements.

Vers un nouveau Code de l’urbanisme et de la construction

Parmi les réformes prioritaires figure la révision du Code de l’urbanisme et de la construction. Le ministre d’État a relevé que le cadre juridique actuellement en vigueur remonte à 1957 et ne correspond plus aux réalités démographiques, économiques et urbaines actuelles de la RDC.

Selon Alexis Gisaro Muvunyi, le nouveau code est déjà finalisé au niveau du cabinet et doit désormais poursuivre son parcours institutionnel au niveau des commissions de l’exécutif, avant sa transmission au pouvoir législatif.

Cette réforme doit notamment permettre d’adapter la réglementation aux nouveaux enjeux liés à l’urbanisation, à la sécurité des bâtiments, à la protection de l’environnement et à la gestion rationnelle des espaces urbains.

Protection des emprises et lutte contre les constructions à risque

La protection des espaces urbains constitue également un axe majeur de l’action du ministère. Un arrêté conjoint avec le ministère des Affaires foncières a ainsi été pris afin de renforcer la protection des servitudes et des emprises non édificandi, notamment celles liées aux routes, aux chemins de fer, aux lignes de haute tension et aux cours d’eau.

Cette mesure vise notamment à limiter les constructions dans les zones exposées aux érosions et aux inondations. Le ministre a rappelé que des sanctions sont prévues contre les contrevenants, pouvant aller jusqu’à la démolition des constructions réalisées en violation des règles établies.

La délivrance des permis de construire constitue un autre volet important des réformes engagées. À cet effet, le Guichet unique du permis de construire (GUPEC) est présenté comme un instrument destiné à améliorer l’encadrement des constructions et à renforcer le respect des normes d’urbanisme.

Avec l’accompagnement du ministère de l’Urbanisme et de l’Habitat, le dispositif est déjà déployé dans dix provinces du pays.

Le Gouvernement entend ainsi mieux garantir le respect des normes en matière d’urbanisme, de sécurité et de protection de l’environnement, tout en luttant contre les constructions réalisées sans autorisation ou en dehors des règles applicables.

Le ministre d’État a également précisé que le permis de construire délivré au niveau national passe par le GUPEC, placé sous la tutelle de son ministère. L’affectation des recettes varie toutefois selon la catégorie de construction, certaines étant destinées au Trésor public et d’autres revenant aux villes.

Renforcer la résilience des villes face aux érosions et aux inondations

Les effets des changements climatiques et la multiplication des phénomènes d’érosion et d’inondation figurent également parmi les préoccupations du ministère.

Dans ce cadre, la ville de Kalanga a été retenue comme ville pilote en raison notamment de l’ampleur du phénomène d’érosion qui y est observé. Des équipes ont été déployées sur le terrain dans le cadre d’un programme mis en œuvre avec l’appui de partenaires techniques et financiers.

L’objectif est de développer des réponses adaptées aux risques urbains et, progressivement, d’étendre ce type d’intervention à d’autres villes de la République démocratique du Congo.

Projet Mukilango : 1 000 maisons pour les sinistrés de Matadi-Kibala

Dans le domaine de l’habitat, Alexis Gisaro Muvunyi a également présenté le projet Mukilango, destiné au relogement des populations sinistrées de Matadi-Kibala.

Le projet prévoit la construction de 1 000 maisons et affiche déjà un taux d’exécution physique de plus de 50 %. Entièrement financé par le Gouvernement, ce programme vise à apporter une réponse durable à la question du relogement des populations touchées par les catastrophes.

Le ministre a par ailleurs insisté sur la nécessité de mobiliser davantage le secteur privé. Les promoteurs immobiliers, les banques et les autres acteurs économiques sont appelés à participer à l’effort national de construction de logements.

Dans cette perspective, le Gouvernement envisage notamment la transformation du FONABAN en banque de l’habitat, avec l’objectif de faciliter l’accès au financement dans le secteur immobilier.

Kiamouna : sécuriser 43 000 hectares pour créer un nouvel espace aménagé

Autre projet présenté par le ministre : Kiamouna. Celui-ci repose notamment sur la sécurisation de 43 000 hectares destinés à la création d’un espace aménagé et équipé.

L’approche prévoit le développement d’activités industrielles et la création d’emplois, avant l’installation progressive des populations dans un environnement disposant des infrastructures et équipements nécessaires.

Le projet s’inscrit ainsi dans une logique d’aménagement anticipé du territoire, avec l’ambition de rapprocher l’habitat des infrastructures et des opportunités économiques.

La question de la sécurité des bâtiments a également été abordée. Le ministre d’État a insisté sur la nécessité d’intégrer les normes de sécurité dès la conception des projets.

Les plans doivent notamment prendre en compte les exigences relatives à la sécurité, à l’environnement, aux accès et aux sorties de secours, en particulier pour les établissements recevant du public.

Une attention particulière doit également être accordée aux installations électriques, certaines défaillances pouvant être à l’origine d’incendies.

En cas de changement de destination d’un bâtiment, l’administration doit vérifier que les nouvelles conditions d’utilisation respectent les exigences techniques et réglementaires.

Dans cette perspective, des missions conjointes d’inspection avec le GUPEC sont envisagées, commune par commune, afin de contrôler les permis délivrés et de vérifier la conformité entre la destination autorisée des bâtiments et leur utilisation effective.

Vers la numérisation complète du permis de construire

Le ministère entend enfin accélérer la numérisation des procédures liées au permis de construire.

Cette réforme doit permettre aux demandeurs d’accéder à distance à leur dossier depuis un téléphone ou un ordinateur et d’en suivre l’évolution sans devoir se déplacer physiquement auprès des services de l’administration.

À travers la révision du cadre juridique, la protection des emprises, le renforcement du contrôle des constructions, le développement de nouveaux projets immobiliers et la numérisation des procédures, le ministère de l’Urbanisme et de l’Habitat entend ainsi apporter des réponses aux principaux défis auxquels sont confrontées les villes congolaises.

L’objectif affiché est de mieux maîtriser l’urbanisation, sécuriser les constructions, renforcer la résilience des villes face aux changements climatiques et contribuer à l’amélioration des conditions de logement en République démocratique du Congo.

ITK

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