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Kongo Central : l’exploitation des cimetières, une activité lucrative qui prend de plus en plus de l’ampleur !

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Jeudi, 4 juillet 2024-Au Kongo Central, province située dans la partie Sud-Ouest de la République Démocratique du Congo, l’exploitation des cimetières longtemps réservée uniquement à l’Etat congolais et aux ayants-droits fonciers, devient de plus en plus une affaire des privés qui, au jour le jour, y trouvent leur compte.

En effet, le délicieux goût de pratiquer ce genre d’activités, croit-on savoir, leur est venu seulement après avoir été mis au parfum des recettes journalières plantureuses, estimées à des milliers de francs congolais, que génère le cimetière de la Nécropole entre terre et ciel situé dans la commune de la N’Sele à Kinshasa pour ne citer que celui là parmi tant d’autres disséminés à travers le pays de Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo.

À noter que jadis, enterrer un cadavre ne coûtait presque rien à des familles éplorées ; puisque conditionné tout simplement au paiement d’une petite taxe à l’hôtel de ville ou encore à la commune.

Ce qui, malheureusement, n’est plus le cas aujourd’hui où enterrer un mort relève du parcours d’un combattant.

Raison pour laquelle çà et là à travers les grandes villes et agglomérations de la province du Kongo Central, de nouveaux cimetières appartenant à des privés, y naissent comme des champignons.

Il suffit tout simplement de visiter le territoire de Kasangulu faisant frontière à la ville province de Kinshasa ainsi que celui de Seke-Banza, proche de la ville portuaire de Matadi et l’on se rendrait dans nul doute à l’évidence. Les exemples sont légion.

Aujourd’hui, dans plusieurs grande villes du Kongo Central, on dénombre pas mal d »opérateurs économiques qui, lentement mais sûrement, abandonnent l’exercice du commerce des divers produits manufacturés de consommation courante qui, selon eux, ne nourrissent plus l’homme comme autrefois.

Ils en ont donc assez qui ne se contentent encore de ce commerce ne produisant presque plus d’intérêts.

Par conséquent, la plupart d’entre eux nourrissent, désormais, d’autres ambitions. Notamment celle d’exploiter les cimetières qu’ils jugent, bon gré mal gré, beaucoup plus rentable.

Cependant, l’ampleur que prend cette activité se traduit, à dire vrai, par la ruée d’hommes d’affaires vers les villages et autres agglomérations qui environnent les grandes villes et cités aux taux de mortalité très élevé, à la quête d’espaces qu’ils achètent à des vils prix au grand bonheur des duchesses et ducs desdits villages qui, non seulement le leur vendent sans pour autant qu’ils ne puissent se rendre compte des conséquences fâcheuses qui pourraient en découler dans un proche avenir ; mais aussi et surtout privent les paysans de leurs terres arables.

D’où la présence, depuis quelques années, d’une multitude de nouveaux cimetières appartenant à des privés qui, en somme, pullulent presque partout à travers le Kongo Central et où enterrer un mort dévient presque un luxe. Cela est d’autant plus vrai.

C’est-à-dire, à des prix exorbitants non accessibles à toutes les bourses.

Face à cette situation qui n’est pas du tout reluisant, d’aucuns pensent que les élus provinciaux qui sont interpellés, sont donc appelés à soumettre ce problème constituant un véritable fléau, à l’Assemblée provinciale afin qu’il soit débattu en priorité aux prochaines plénières et, éventuellement, faire couler les recommandations qui seront formulées sur cette question sous forme d’un édit afin que le gouvernement provincial arrive à réglementer cette activité pour ne pas tuer à petit feu les populations paysannes dont l’activité agricole constitue la principale source de survie.

 

Dieudonné MUAKA DIMBI

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