
Lundi, 19 mai 2025-Comme à l’accoutumée, la journée dédiée à Saint Jean-Baptiste de La Salle, patron des éducateurs chrétiens, a été célébrée avec éclat par les élèves des Frères des Écoles Chrétiennes de Matadi.
Alors que cette journée, commémorée chaque 15 mai, est passée inaperçue dans plusieurs villes et agglomérations du Kongo Central, Matadi a vibré au rythme de diverses manifestations dans plusieurs établissements maternels, primaires et secondaires dirigés par les Frères.
C’est notamment le cas du Complexe scolaire Ntetembwa/Privé, qui n’a pas dérogé à la tradition. Dans cet établissement, la célébration a connu la présence remarquée du maire de la ville, Dominique Nkodia Mbete. Elle a été marquée par une série d’activités initiées par le Frère Anaclet Makanzu, Recteur du complexe, parmi lesquelles des récitals de poèmes, des pièces de théâtre et des ballets de danses qui ont transporté l’assistance dans un tourbillon d’émotions.
Dans son allocution, le Frère Recteur a salué la présence de l’autorité urbaine, qui, en dépit de ses multiples occupations, a choisi de communier avec les élèves. Un geste qu’il a interprété comme un signe tangible du soutien que le maire accorde aux initiatives de l’établissement, qui continue à faire son chemin malgré sa jeunesse.
Prenant la parole à son tour, le maire de Matadi – lui-même ancien élève des Frères des Écoles Chrétiennes – a exhorté ses jeunes cadets au patriotisme. Il les a invités à aimer leur pays, à faire preuve de discipline et à assimiler avec sérieux les enseignements dispensés, car, a-t-il souligné, « ils sont les levains de demain, appelés à assurer la relève ».
Dominique Nkodia Mbete a aussi salué l’esprit patriotique exprimé par les élèves à travers les pièces de théâtre jouées, lesquelles ont illustré les souffrances des Congolais vivant dans l’Est du pays, en particulier au Nord et au Sud-Kivu. Des souffrances, a-t-il dénoncé, orchestrées par le Rwanda et ses supplétifs du M23 et de l’AFC, qui convoitent les richesses minières de la République Démocratique du Congo.
Le maire a enfin loué la bravoure du préfet des études et de l’ensemble du corps enseignant. Il a salué la qualité des réponses données par les élèves aux questions liées à la politique nationale, preuve, selon lui, de la solidité de l’enseignement reçu au sein de cette institution, où il se plaît encore à se faire appeler « Cyrille », un prénom reçu de ses maîtres Frères des Écoles Chrétiennes.
Dieudonné MUAKA DIMBI




