
Mardi, 30 décembre 2025-Le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya, est monté au créneau pour répondre, de manière indirecte mais ferme, aux critiques visant l’accord récemment signé, notamment celles formulées par certains responsables religieux catholiques, parmi lesquels l’évêque de Lubumbashi, Monseigneur Fulgence Muteba.
Revenant sur le contexte de la signature de cet accord, le porte-parole du gouvernement a tenu à rappeler que celle-ci est intervenue tard dans la nuit. « Le soir de la signature de l’accord, il était 1h du matin à Kinshasa. Pendant presque deux heures, nous avons répondu à toutes les questions sur l’accord », a déclaré Patrick Muyaya, soulignant les efforts de communication déployés par l’exécutif.
Le ministre a reconnu que, pour une partie de l’opinion, la communication autour de cet accord a pu paraître insuffisante. Il a cependant expliqué que cette situation était liée aux priorités du moment.
« Si nous n’avions pas suffisamment communiqué, c’est parce que la situation d’Uvira constituait la préoccupation première du gouvernement », a-t-il précisé, faisant référence à l’urgence sécuritaire et humanitaire dans l’Est de la République démocratique du Congo.
Face aux critiques persistantes, Patrick Muyaya a adopté un ton plus tranchant. « Nous ne pouvons pas compter sur la bonne foi des personnes de mauvaise foi », a-t-il lancé, une déclaration interprétée comme une mise en garde à l’endroit de certains détracteurs de l’accord, qu’il accuse d’entretenir des procès d’intention plutôt que de contribuer à un débat constructif.
À travers cette prise de parole, le ministre de la Communication entend défendre la démarche du gouvernement, réaffirmer la légitimité de l’accord et rappeler que l’action publique s’inscrit dans un contexte national marqué par de multiples urgences, où la stabilité et la sécurité demeurent des priorités absolues.
ITK



