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RDC : Steve Mbikayi fustige l’impuissance de l’ONU après la prise d’Uvira par les forces rwandaises !

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Mercredi, 10 décembre 2025-Dans une nouvelle tribune publiée ce 10 décembre 2025, l’ancien ministre et président du Parti travailliste congolais, Steve Mbikayi, dénonce avec véhémence « l’impuissance » de l’Organisation des Nations unies face à l’avancée des forces rwandaises en République démocratique du Congo.

La chute d’Uvira sous contrôle rwandais, en dépit de la résolution 2773 du Conseil de sécurité, constitue selon lui un aveu d’échec flagrant du système onusien.

Se référant à la célèbre formule du général de Gaulle sur un « machin » incapable de garantir la paix, Mbikayi estime que l’actualité congolaise donne un sens renouvelé à cette critique.

Pour lui, les faits sont indiscutables : alors même que la résolution 2773 reconnaît l’implication directe du Rwanda dans le conflit et exige le retrait immédiat de ses troupes, des unités rwandaises, appuyées par le M23, ont fait leur entrée à Uvira, dans le Sud-Kivu.

« Un État membre de l’ONU mène ouvertement une opération militaire sur le territoire d’un autre État membre », rappelle-t-il, dénonçant une agression dissimulée derrière une prétendue insurrection locale.

Un accord “caduc au premier choc du réel”

Mbikayi remet également en question l’accord signé le 4 décembre sous médiation américaine, présenté comme un tournant diplomatique.

Sa fragilité est, selon lui, exposée au grand jour : « Comment comprendre qu’au lendemain d’une signature si médiatisée, la guerre non seulement se poursuive, mais s’amplifie ? », s’interroge-t-il, mettant en cause la crédibilité du président Donald Trump, parrain du texte.

L’entrée des troupes rwandaises à Uvira constitue, selon lui, « un affront direct » au processus diplomatique en cours.

L’ancien ministre critique aussi la posture du Conseil de sécurité, jugée trop timorée. Pour lui, la résolution 2773, malgré sa clarté, reste lettre morte : pas d’enquête, pas de sanctions, pas de mécanisme contraignant. L’ONU se limite à « parler, constater, regretter… mais laisse faire », écrit-il.

Appel à une session spéciale du Conseil de sécurité

Face à ce qu’il considère comme une agression avérée, Mbikayi appelle le gouvernement congolais à exiger la convocation urgente d’une session spéciale du Conseil de sécurité pour : reconnaître explicitement l’agression rwandaise ; cesser la fiction de l’« insurrection interne » du M23 ; ordonner le retrait immédiat des troupes rwandaises sous supervision de la MONUSCO ; assortir ces mesures de sanctions ciblées.

Dans la dernière partie de sa tribune, Mbikayi revient sur les faiblesses héritées selon lui de l’époque AFDL, période qui aurait permis l’infiltration rwandaise dans les services et l’armée congolais.

Il appelle à un sursaut national, estimant que le Congo reste un « géant d’Afrique » capable de retrouver son rôle stabilisateur dans la région, à l’image des interventions militaires zaïroises d’antan au Rwanda, en Angola ou au Tchad.

Malgré la tension et les revers militaires, Mbikayi conclut sur une note d’optimisme : « Nous n’avons aucune raison de nous résigner. L’histoire et la grandeur du Congo nous donnent l’espoir et la force d’espérer. »

ITK

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