
Mardi, 16 septembre 2025 – Le Bureau de l’Assemblée nationale a annoncé, dans un communiqué officiel signé par son 1er vice-président, le Professeur Isaac Jean-Claude Tshilumbayi Musawu, la tenue d’une plénière ce mercredi 17 septembre 2025 au Palais du Peuple. À l’ordre du jour : la mise en place d’une commission spéciale chargée d’examiner les pétitions déposées par plusieurs députés nationaux contre certains membres du Bureau de la Chambre basse.
Ce communiqué, diffusé à la veille de la séance, confirme l’ampleur de la crise institutionnelle qui secoue actuellement l’Assemblée nationale. Les élus nationaux entendent faire entendre leur voix face à ce qu’ils considèrent comme des manquements graves dans la gestion du Bureau.
Kamerhe dans le viseur
Au cœur de cette tempête politique se trouve le président de l’Assemblée nationale, Vital Kamerhe. Malgré son expérience et son poids politique reconnu, celui que l’on surnomme « le pacificateur » se retrouve une fois de plus confronté à des remous internes. Les pétitions déposées par les députés concernent notamment la gestion administrative et financière du Bureau, mais aussi des soupçons de dysfonctionnements dans la conduite des travaux parlementaires.
Pour Kamerhe, cette nouvelle épreuve politique rappelle les turbulences qu’il a déjà traversées au cours de sa carrière. Son retour à la tête de l’Assemblée avait été perçu comme une renaissance et une opportunité pour raffermir la stabilité institutionnelle. Or, à peine quelques mois après sa prise de fonction, il doit désormais défendre sa légitimité face à une fronde parlementaire qui prend de l’ampleur.
La plénière prévue ce 17 septembre s’annonce donc déterminante. Elle devra non seulement désigner une commission spéciale pour instruire les pétitions, mais aussi clarifier le climat de défiance qui plane au sein de l’hémicycle. Pour de nombreux observateurs, cette étape marque un tournant politique : soit Kamerhe réussit à consolider sa majorité et à éteindre l’incendie, soit les frondeurs imposeront un rapport de force capable de fragiliser durablement son autorité.
En attendant, l’opinion publique reste suspendue à l’issue de cette plénière cruciale. Vital Kamerhe, qui se voulait garant du consensus et de la discipline parlementaire, doit désormais affronter une contestation qui pourrait redessiner les équilibres politiques à l’Assemblée nationale.
ITK



