
Mercredi, 23 juillet 2025 – Le dernier communiqué publié par la direction générale de l’OGEFREM n’aura convaincu que les naïfs ou les complices. En tentant de justifier l’injustifiable, le Directeur Général William Kazumba signe une véritable provocation à l’intelligence collective, enrobée dans un langage administratif destiné à noyer un scandale de plus dans les eaux troubles de l’impunité.
Un immeuble fantôme payé avec de l’argent bien réel ?
Le cœur du scandale, ce sont les 10 millions de dollars officiellement alloués à l’achat d’un immeuble pour décongestionner le siège de l’OGEFREM. Pourtant, aucun bâtiment n’a été acquis à ce jour, aucune preuve d’achat n’a été présentée à l’opinion, encore moins un quelconque acte notarié ou une évaluation indépendante du bien supposé. On nous parle de « protocole d’accord » avec un vendeur, de « certification attendue », de « fonds disponibles », bref, tout sauf des faits concrets et vérifiables.
À ce rythme, l’argent pourrait disparaître pendant que le processus traîne volontairement, comme c’est souvent le cas dans les grands détournements d’État bien ficelés. Et l’Inspection Générale des Finances (IGF) dans tout ça ? Silence radio… pendant que le peuple paie le prix d’un système rongé par l’indécence.
Plus d’un million de dollars en jetons de présence et collations ? L’aveu d’un pillage maquillé
Autre aveu tout aussi scandaleux dans le communiqué : les dépenses faramineuses liées aux « collations » et « rafraîchissements » des cadres et agents. Le communiqué ose les qualifier de « pratiques légales », en se cachant derrière la convention collective. Or, le montant en question frôle voire dépasse un million de dollars américains pour ce que l’on appelle pudiquement des « prestations extra time ».
Il s’agit là d’une manière raffinée de piller les caisses publiques, à travers des jetons de présence déguisés, des listes d’émargement recyclées et des commissions fictives. Ce système, mis en place avec une efficacité redoutable, enrichit une caste de privilégiés au détriment du contribuable.
Dire que ces dépenses sont « normales » dans les établissements publics revient à normaliser la corruption institutionnalisée. Ce n’est pas parce que tout le monde vole que le vol devient un droit.
William Kazumba : un récidiviste protégé ?
Ce n’est pas la première fois que le nom de William Kazumba est cité dans des affaires de mauvaise gestion. Plusieurs rapports internes font état de pratiques douteuses, de surfacturations, de favoritisme dans les marchés publics, et d’un train de vie personnel difficilement justifiable au regard de son statut de mandataire public.
Son communiqué, rédigé comme une plaidoirie d’autojustification, ne convainc personne. Au contraire, il soulève de nouvelles interrogations : pourquoi l’IGF ne publie-t-elle pas son propre audit sur la gestion Kazumba ? Pourquoi le ministère de tutelle reste-t-il muet ? Et surtout, jusqu’à quand les gestionnaires véreux continueront-ils à se cacher derrière des paravents juridiques pour échapper à la justice ?
La conclusion est sans appel : le DG Kazumba ne doit plus être entendu, il doit être AUDITÉ. Et si les faits sont avérés, il doit être poursuivi. L’heure n’est plus aux communiqués de diversion, mais à l’action pénale. Le peuple a assez subi les détournements maquillés en « gestion ». Trop, c’est trop.
ITK



