
Mercredi, 1er octobre 2025-À Kinshasa, plusieurs députés nationaux haussent le ton contre la candidature du ministre de l’Industrie, Aimé Boji Sangara, à la présidence de l’Assemblée nationale. Pour eux, il est inconcevable qu’un membre du gouvernement démissionne pour briguer ce poste alors que la chambre basse regorge de compétences internes capables d’assumer cette fonction.
Selon des sources parlementaires, Aimé Boji aurait entamé une véritable campagne auprès des élus, allant jusqu’à distribuer des enveloppes estimées à 15.000 dollars par député, en affirmant être « le choix du Chef de l’État ». Une démarche qui suscite l’indignation.
« C’est une insulte à notre égard, surtout après l’effort que nous avons consenti pour initier la pétition contre Vital Kamerhe ayant abouti à sa démission », martèlent certains élus.
Beau-frère de l’ancien président de l’Assemblée nationale, Aimé Boji est accusé par ses détracteurs de rester sous l’influence politique et familiale de ce dernier.
« Leur prétendu conflit n’est qu’une mise en scène », dénoncent des voix internes, soulignant que son équipe de campagne est composée notamment du directeur de cabinet adjoint de Vital Kamerhe, Me. Kazi, et de l’honorable Dorothée Madiya, sous la coordination du ministre Guy Loando.
Aussi, les élus nationaux estiment que c’est de l’opprobre « qu’on veut jetter à notre chambre. Comment nous imposer quelqu’un qui n’a jamais siégé comme député National ? Nous n’allons pas cautionner cette forfaiture qui vise à combattre la vision du chef de l’État ».
Pour les députés contestataires, hisser Aimé Boji au perchoir équivaudrait à « déshabiller saint Pierre pour habiller Paul ». Ils appellent donc leurs collègues à se lever et à rejeter cette candidature, au nom de l’indépendance et de la crédibilité de l’institution parlementaire.
ITK



