
Mercredi, 21 mai 2025-La récente condamnation de l’ancien Premier ministre Augustin Matata Ponyo par la Cour constitutionnelle continue de faire des vagues sur la scène politique congolaise. Parmi les voix les plus virulentes figure celle d’Olivier Kamitatu, directeur de cabinet et porte-parole de Matata, qui n’a pas mâché ses mots pour qualifier ce qu’il estime être un déni de justice.
Dans une déclaration publiée sur les réseaux sociaux, Kamitatu accuse la Cour constitutionnelle d’avoir renié ses propres décisions, rappelant qu’en 2021, elle s’était déclarée incompétente à juger Matata Ponyo. Il dénonce un viol manifeste du principe juridique non bis in idem — interdisant qu’une personne soit poursuivie deux fois pour les mêmes faits — ainsi que le mépris des immunités parlementaires dont bénéficie l’ancien Premier ministre en tant que sénateur.
« La Cour s’est transformée en véritable laquais de la dictature », fustige Kamitatu, qui parle d’un “verdict scélérat, forgé pour abattre un rival politique”. Il va jusqu’à qualifier la justice congolaise de “prostituée au service d’un clan”, dénonçant une instrumentalisation dangereuse des institutions judiciaires à des fins politiques.
Pour Kamitatu, cette décision marque un tournant grave dans la dérive autoritaire du pouvoir en place. Il appelle les forces de l’opposition à se ranger clairement derrière Matata Ponyo, affirmant que ce n’est plus une option, mais un “impératif pour toute opposition digne”.
Cette sortie musclée met en lumière une crise de confiance persistante entre une partie de la classe politique et les institutions judiciaires en République démocratique du Congo.
ITK



