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CIRGL : Félix Tshisekedi exige un retrait total et sans condition des troupes rwandaises du territoire congolais !

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Lundi, 22 décembre 2025-Face aux tensions persistantes dans l’Est de la République démocratique du Congo, le Président Félix Tshisekedi a réaffirmé, avec fermeté, l’exigence d’un retrait complet des Forces de défense rwandaises (RDF) du territoire congolais. S’exprimant lors d’un sommet régional de haut niveau, le Chef de l’État a rejeté toute manœuvre qu’il assimile à un simple redéploiement militaire.

Intervenant par visioconférence à l’occasion d’un sommet ad hoc du Mécanisme régional de suivi de l’accord-cadre de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL), le Président Félix Tshisekedi a balayé les annonces de désengagement formulées ces derniers jours par Kigali, les qualifiant d’« illusoires ».

« Je veux être parfaitement clair : ce que nous attendons, ce n’est ni un redéploiement, ni un déplacement tactique, mais le retrait effectif, complet et sans équivoque des troupes rwandaises de l’ensemble du territoire de la République Démocratique du Congo », a martelé le Chef de l’État congolais, ce dimanche 21 décembre 2025.

Par cette déclaration, Félix Tshisekedi entend mettre fin à ce qu’il considère comme une stratégie de contournement visant à maintenir une présence militaire étrangère sous couvert d’ajustements opérationnels.

Pour Kinshasa, toute présence des RDF sur le sol congolais constitue une violation manifeste de la souveraineté nationale et un facteur majeur d’instabilité dans l’Est du pays, déjà éprouvé par des décennies de conflits armés.

Le sommet a réuni les représentants des États membres de la CIRGL, ainsi que des délégués de l’Union africaine (UA), de l’Union européenne (UE) et des Nations Unies. Les États-Unis, dont la médiation est jugée centrale dans le processus de désescalade, ont également pris part aux discussions, aux côtés de plusieurs pays invités.

Cette large participation témoigne de l’attention internationale soutenue portée à la crise sécuritaire entre la RDC et le Rwanda.

En réaffirmant sa ligne rouge, le Président Félix Tshisekedi place la communauté internationale devant ses responsabilités.

Pour Kinshasa, la paix durable dans la région des Grands Lacs passe impérativement par le respect de la souveraineté congolaise et par un retrait réel, vérifiable et définitif de toute force étrangère. Reste désormais à savoir si les mécanismes régionaux et les médiations internationales parviendront à traduire ces exigences en actes concrets sur le terrain.

ITK

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