
Mercredi, 2 juillet 2025-À force de contradictions et d’attaques infondées, Constant Mutamba semble aujourd’hui s’enfermer dans une spirale d’autodestruction politique. De plus en plus isolé sur la scène publique, l’ancien ministre est passé maître dans l’art du populisme et de la victimisation, tentant de faire diversion face aux accusations graves qui pèsent contre lui. Certains médias ont été chargés de dénoncer un complot imaginaire contre lui.
Depuis plusieurs semaines, ces journaux multiplie les sorties médiatiques dans lesquelles il dénonce des « complots politico-judiciaires » ourdis par le pouvoir pour le réduire au silence. Mais ces accusations ne reposent sur aucun fondement vérifiable. Il ne présente aucune preuve concrète, se contentant de clamer son innocence tout en jetant l’opprobre sur les institutions judiciaires du pays.
Des faits têtus qui l’éloignent de toute posture de martyr
Les faits qui mettent en cause Constant Mutamba sont loin d’être nébuleux. Des sources judiciaires évoquent des tentatives de détournement de plusieurs millions de dollars durant son passage au gouvernement. Ces accusations, si elles sont avérées, relèvent non pas d’un complot, mais de la justice qui fait simplement son travail.
Durant son mandat, Mutamba a été critiqué pour sa gestion jugée opaque et autoritaire. Des décisions controversées ont émaillé son passage au ministère, notamment son interférence constante dans les affaires judiciaires.
Il n’hésitait pas à s’attaquer publiquement à des décisions de justice, les qualifiant d’« injustes » ou de « politisées », chaque fois qu’elles ne lui étaient pas favorables.
Libérations controversées : un signal inquiétant envoyé à l’opinion
Plus grave encore, plusieurs témoignages font état de libérations arbitraires de criminels de haut vol opérées sous sa direction.
Des membres de gangs violents, notamment des Kulunas et des individus soupçonnés d’appartenance aux ADF – une organisation terroriste active dans l’Est du pays – auraient bénéficié de décisions administratives visant à les extraire illégalement du système pénitentiaire.
Une telle indulgence envers les ennemis de la paix et de la sécurité nationale jette une ombre sur ses réelles motivations. Elle pose aussi une question cruciale : à qui profitait cette politique de laxisme judiciaire ? Et que signifie ce choix de s’aligner, fût-ce indirectement, avec les forces qui déstabilisent le pays ?
Un populisme malsain qui frôle la démagogie
Mutamba ne s’adresse plus seulement aux militants : il semble chercher à séduire les franges marginalisées de la société, y compris des milieux criminels, en se présentant comme un défenseur des opprimés, victime d’un système corrompu. Ce populisme de circonstance, qui mêle discours anti-élite, attaques contre la justice et victimisation personnelle, flirte dangereusement avec la démagogie.
Ce n’est plus de la politique, c’est de la manipulation. Derrière les discours larmoyants se cache une stratégie claire : créer une confusion générale, discréditer les institutions judiciaires et se présenter comme l’ultime recours d’un peuple trahi.
Une posture de victime qui ne convainc pas les intellectuels
Dans les cercles universitaires, politiques, judiciaires et intellectuels, peu sont dupes. La posture victimaire de Mutamba ne passe pas. De nombreux juristes et analystes politiques appellent à la retenue et au respect de la justice.
Ils rappellent que la séparation des pouvoirs est un fondement de l’État de droit et que nul ne peut se placer au-dessus des lois.
Qu’il apporte donc des preuves tangibles de ce qu’il avance au lieu de multiplier les accusations sans fondement. Car à ce jour, le dossier judiciaire semble bien plus solide que sa ligne de défense.
Une stratégie de la fuite en avant
Constant Mutamba, autrefois perçu comme une figure montante de la jeunesse politique congolaise, donne aujourd’hui l’image d’un homme acculé, prêt à tout pour sauver ce qui peut l’être encore. Mais dans cette fuite en avant, il s’éloigne chaque jour un peu plus de la crédibilité et de la responsabilité qu’exige la fonction publique.
Dans une République digne de ce nom, le recours au populisme et à la manipulation ne saurait faire obstacle à la justice. Ce pays a besoin de leaders lucides, pas de pyromanes politiques.
ITK



