Okapinews.net
PolitiqueSécuritéSociétéUne

Minerais, M23 et agression rwandaise : Steve Mbikayi démonte la position de la CENCO !

publicite-candidat

Mardi, 3 février 2026-Le député national Steve Mbikayi est monté au créneau pour répondre avec fermeté aux récentes déclarations de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO), à la suite de la sortie médiatique de son secrétaire général, Monseigneur Donatien Nshole, sur les ondes de Top Congo FM. En cause : la posture jugée ambiguë de la CENCO sur l’agression rwandaise en République démocratique du Congo et ses critiques virulentes contre le contrat stratégique sur les minerais critiques conclu entre la RDC et les États-Unis.

Dans son analyse, l’élu dénonce la réticence de Monseigneur Nshole à nommer explicitement le Rwanda comme pays agresseur, préférant invoquer une posture de « médiation » qui, selon lui, conduit à un inquiétant angélisme vis-à-vis du mouvement rebelle M23. Pour Steve Mbikayi, cette approche est non seulement politiquement discutable, mais moralement problématique, dans un contexte où les responsabilités de l’agression sont établies par de nombreux rapports internationaux.

Le député s’étonne également de voir la CENCO reprendre, presque mot pour mot, les critiques formulées par son président, Monseigneur Fulgence Muteba, à l’encontre du contrat sur les minerais stratégiques. Présenté par certains prélats comme un « contrat d’un siècle » visant à préserver un régime plutôt qu’à servir le peuple, cet accord est, au contraire, perçu par Steve Mbikayi comme une opportunité historique de transformation économique.

Selon lui, l’argument selon lequel cet accord hypothéquerait l’avenir des générations futures relève d’une vision déconnectée des réalités congolaises. « Depuis des décennies, le Congo vit assis sur des richesses immenses sans jamais en tirer profit », rappelle-t-il, soulignant que les générations d’hier, comme celles d’aujourd’hui, continuent de vivre sans accès adéquat à l’eau potable, aux soins de santé, à l’éducation et aux infrastructures de base, malgré l’abondance des ressources minières.

Pour l’élu national, refuser tout partenariat stratégique au nom d’un futur abstrait revient à condamner le pays à une pauvreté perpétuelle.

Il estime qu’un contrat, même de longue durée, peut constituer un levier essentiel pour l’industrialisation, la création d’emplois et la construction d’un État économiquement viable, capable de transmettre aux générations futures un pays fonctionnel plutôt qu’un simple gisement inexploité.

Sur le plan sécuritaire, Steve Mbikayi rejette catégoriquement la thèse d’une responsabilité partagée entre le Gouvernement congolais et le M23 dans les massacres perpétrés à l’Est du pays. Pour lui, cette lecture occulte un fait fondamental : sans agression étrangère, il n’y aurait ni combats, ni massacres, ni charniers à Goma, Bukavu et dans d’autres localités.

Il insiste sur le fait que l’État congolais agit dans un cadre d’autodéfense face à une agression clairement identifiée.

L’élu voit dans la position actuelle de certains dirigeants de la CENCO non pas une démarche strictement pastorale ou patriotique, mais une hostilité politique de principe à l’égard des institutions en place.

Une attitude qui, selon lui, fragilise d’avance toute initiative comme le « pacte social » porté par l’Église catholique, déjà perçu par une partie de l’opinion comme partial et discrédité.

Steve Mbikayi conclut en rappelant que tout dialogue éventuel pour la paix devra être initié et conduit par les institutions légitimes de la République démocratique du Congo, conformément à la position constante du Président de la République.

Toute tentative de médiation extérieure ou portée par des organisations non étatiques ne saurait, selon lui, se substituer à la souveraineté nationale.

ITK

publicite-candidat

Liens Pertinents