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Dialogue politique : privilégier ce qui nous unit (Carte blanche de Steve Mbikayi) 

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Mardi, 10 février 2026-Dès lors que le Président de la République a accepté le principe d’un dialogue politique, persister dans une querelle autour de la médiation ECC-CENCO relève davantage de l’entêtement que de la raison. Poser des préalables infondés, tels que le lieu ou le choix d’un médiateur neutre, est illogique.

Un dialogue entre Congolais n’exige pas, en amont, la désignation d’un modérateur préfabriqué. Il appartiendrait au Chef de l’État, pouvoir organisateur, de mettre en place une commission préparatoire, composée de représentants de la majorité, de l’opposition, des institutions républicaines et de la société civile, y compris les confessions religieuses.

Cette commission aurait pour mission de définir le format, les quotas, l’ordre du jour et le lieu du dialogue. Pour ma part, je propose qu’il se tienne dans une Goma libérée, afin que la parole politique s’exprime là même où la souffrance nationale a été la plus vive.

À l’ouverture des travaux, un bureau serait mis en place par consensus ou par voie élective. L’heure n’est plus aux postures, mais à l’intelligence collective. Faisons prévaloir ce qui nous rassemble : l’amour de la patrie.

Aujourd’hui, le socle commun est clair : se retrouver autour d’une même table ; célébrer la fin de trois décennies du calvaire de nos compatriotes de l’Est ; engager des réformes constitutionnelles consensuelles ; préparer les prochaines élections dans la sérénité et amorcer le développement du pays.

Par essence, le dialogue suppose l’apaisement. Les opposants en exil peuvent rentrer sans crainte. Dès lors, une question s’impose, sans procès d’intention : en dehors des deux opposants condamnés par la justice, qu’est-ce que les autres ont à se reprocher ?

Quant aux responsables des tueries, des viols et autres atrocités, ils ne sauraient être les bienvenus sous notre arbre à palabres. Leur place est devant la Cour pénale internationale.

Dorénavant, le tableau de bord est clair.
L’illusion de l’impunité se fissure.
Le retrait des troupes étrangères se précise.
Le dialogue s’impose désormais non comme une capitulation, mais comme l’acte fondateur de l’après-conflit.

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