
Kinshasa – Les récentes déclarations de l’ancien ministre des Finances, Nicolas Kazadi, continuent de susciter une onde de choc dans le paysage politique congolais. Ce lundi, Patrick Nkanga, cadre du Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie (PPRD), est monté au créneau pour dénoncer ce qu’il qualifie de « gestion opaque » des finances publiques.
Dans une déclaration ferme sur son compte X, Nkanga a exprimé son inquiétude face à la gravité des propos tenus par l’ex-ministre, lesquels, selon lui, jettent une lumière crue sur l’opacité qui entoure la gestion de l’argent du contribuable congolais.
Il s’interroge notamment sur l’inaction apparente de structures de contrôle comme l’Inspection générale des finances (IGF) ou encore de la Justice, pourtant censées veiller à la transparence et à la reddition des comptes.
« Les propos de Nicolas Kazadi, exprimés de manière assumée et publique, urbi et orbi, doivent nous pousser à nous questionner sur la qualité de la gouvernance de l’État congolais », a déclaré Patrick Nkanga. Selon lui, ces révélations posent des questions fondamentales sur l’utilisation des ressources publiques et leurs bénéficiaires réels, souvent indus.
Le cadre du PPRD pointe également les conséquences directes de cette mauvaise gouvernance sur le quotidien des Congolais, pris en étau entre pauvreté persistante et absence de services publics efficaces. Il appelle à une réaction urgente des autorités compétentes pour faire toute la lumière sur les faits évoqués.
Cette prise de parole intervient dans un climat politique tendu, où les questions de transparence et de lutte contre la corruption restent au cœur des préoccupations de la société civile et de l’opposition. Alors que les institutions de contrôle restent silencieuses, l’opinion publique, elle, s’interroge : l’État congolais est-il encore capable de se réformer de l’intérieur ?
ITK



