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Kongo Central : climat tendu au sein de l’UDPS/Fédération de Matadi !

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Lundi, 27 mai 2024-En dehors de l’annulation tout dernièrement, par le Conseil d’État, de l’élection du gouverneur et du vice-gouverneur du Kongo Central qui continue à défrayer la chronique dans cette partie Sud-Ouest de la République Démocratique du Congo, une autre nouvelle, non de moindre, vient enfin de s’ajouter depuis la semaine dernière.

Et cette fois ci, elle concerne plus spécialement la ville portuaire de Matadi, chef-lieu des institutions provinciales.

Il s’agit notamment de la nouvelle ayant trait au climat de plus en plus tendu qui regnerait, depuis quelques jours, au sein de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social, UDPS/Fédération de Matadi.

En tout cas, cette fédération vit des moments les plus épiques de son histoire et cela est d’autant plus vrai.

Selon les quelques bribes d’informations glanées ça et là auprès de certains cadres et membres de ce parti politique au pouvoir, deux camps diamétralement opposées venaient de s’y créer et leurs membres se regarderaient en chiens des faïences. L’un accusant l’autre de la non maîtrise des textes.

De quoi s’agit-il au juste ?

Nos sources nous renseignent qu’une poignée de combattants non autrement identifiée affirme, à tort ou à raison, qu’il existerait présentement un dysfonctionnement dans la gestion de cette fédération où son actuel Président fédéral, Nsuami Mpaka Victor, serait accusé d’incompatibilité pour avoir été d’abord élu député provincial et, ensuite, rapporteur de l’Assemblée provinciale du Kongo Central.

C’est-à-dire membre du bureau définitif de l’organe délibérant de cette province.

Pour cette poignée de combattants toujours, cet élu de l’UDPS ne devrait plus diriger la fédération de l’UDPS/Ville de Matadi.

Faux et archifaux, rétorque, par contre, l’autre camp qui, bon gré mal gré, pense que le fait d’être élu député provincial, n’enerverait en rien les textes légaux et réglementaires régissant aussi bien la République Démocratique du Congo que les partis et regroupements politiques de ce pays de Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo.

À cet effet, il renvoie le premier camp qu’il qualifierait d’ailleurs en mal de repositionnement, à l’article 97 de la constitution du 18 février 2006 tel que modifié par la loi n⁰ 11/002 du 20 janvier 2011 portant révision de certains articles.

Cette disposition dit clairement ceci : « les fonctions de membre du gouvernement sont incompatibles avec l’exercice de tout mandat électif, de tout emploi public, civil ou militaire et de toute activité professionnelle à l’exception des activités agricoles, artisanales, culturelles, d’enseignement et de recherche. Elles sont également incompatibles avec toute responsabilité au sein d’un parti politique ». Fin de citation.

Pour le camp soutenant l’actuel rapporteur de l’Assemblée provinciale du Kongo Central, cette disposition ne concerne nullement l’honorable Nsuami Mpaka Victor et que penser autrement ne relèverait que de l’intox, de la manipulation et surtout de la mauvaise foi, sans lendemain, de ces fauteurs des troubles qui veulent chercher des poux sur une tête chauve.

Est-ce ce que stipule réellement cet article ? La question à qui de droit. Néanmoins, face à cet imbroglio délibérément orchestré par l’un et l’autre camps diamétralement opposés et lequel, si l’on y prend garde, risquerait d’entamer la crédibilité même de ce parti au pouvoir, la descente au plus vite à Matadi, d’une importante délégation de la haute hiérarchie de l’UDPS, pensent de nombreux observateurs avertis, est vivement souhaitée.

Question qu’elle vienne mettre de l’ordre dans la boutique et d’éviter des tensions des uns et des autres au sein du parti cher au leader maximo, feu Etienne Tshisekedi wa Mulumba.

Dieudonné MUAKA DIMBI 

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