
Samedi, 6 décembre 2025-Une violente confrontation a éclaté samedi à Camp Luka, à Kinshasa, lors du meeting annoncé de l’opposant Jean-Marc Kabund-A-Kabund, président du parti Alliance pour le Changement. Selon plusieurs témoins et responsables de son entourage, l’événement aurait viré à une tentative d’assassinat orchestrée, impliquant l’usage de balles réelles et l’intervention de groupes de jeunes assimilés à des kulunas.
Des membres du parti de Kabund affirment que des éléments de la Police nationale congolaise sont intervenus avec une violence extrême.
« La police a travaillé de concert avec les Kulunas au solde de Samuel MBEMBA et nous allons porter plainte contre lui », a dit Matthieu Luboya.
Des détonations d’armes à feu ont été entendues, provoquant un mouvement de panique. En parallèle, des groupes de jeunes armés de manchettes neuves auraient agressé les militants, créant un climat de terreur dans le périmètre du meeting.
Ces jeunes, selon plusieurs témoins, seraient des kulunas instrumentalisés pour appuyer l’opération de dispersion.
Des jeunes se réclamant de Samuel Mbemba mis en cause
Les accusations se durcissent autour de l’identité des assaillants. Plusieurs militants affirment que certains jeunes impliqués se réclamaient de Samuel Mbemba, actuel Ministre des Droits humains.
Décrits comme « drogués » et « excités », ces jeunes auraient affirmé vouloir empêcher l’opposant de « provoquer le pouvoir » dans ce quartier symbolique.
Jusqu’ici, aucune réaction officielle n’a été publiée par le ministère des Droits humains.
Matthieu Luboya parle d’une “opération d’élimination politique”
Le premier à dénoncer publiquement les événements est Matthieu Luboya, Président du mouvement Conscience Nationale. Dans un communiqué musclé, il accuse directement les autorités.
« C’est une tentative d’assassinat contre l’Honorable Kabund. Le régime de Kinshasa a envoyé la police, appuyée par des jeunes drogués avec des armes blanches. On a voulu éliminer physiquement un opposant », a-t-il déclaré.
Selon lui, Kabund a pu être exfiltré de justesse par son équipe de sécurité, évitant un drame majeur.
Cette attaque survient dans un climat de crispation entre le pouvoir et certains opposants radicaux. Kabund, qui réclame un dialogue politique inclusif, multiplie les prises de position contre ce qu’il qualifie de dérives autoritaires des institutions.
Face à la gravité des accusations, plusieurs organisations citoyennes appellent déjà à la mise en place d’une enquête indépendante pour établir les responsabilités et prévenir une escalade de la violence politique.
Peu avant de conclure ses mots, Matthieu Luboya a lancé un message à la mobilisation pour la marche du 14 décembre prochain.
ITK



