
Mbujimayi/Kinshasa–Dans la nuit du 8 au 9 mai, le ministre congolais des Finances, Nicolas Kazadi, a vécu une séquence aussi confuse que spectaculaire. Interpellé dans la ville de Mbujimayi, il a été rapidement transféré à Kinshasa avant d’être relâché au petit matin.
Les circonstances de cet épisode restent floues, mais les réactions politiques commencent déjà à fuser.
Selon plusieurs sources locales, l’arrestation de Nicolas Kazadi serait intervenue en marge d’une visite privée dans le chef-lieu du Kasaï-Oriental.
Des agents en civil, non identifiés, l’auraient conduit manu militari vers l’aéroport de Bipemba, avant son embarquement pour Kinshasa dans un jet affrété à la hâte.
L’information a immédiatement fait le tour des réseaux sociaux, suscitant l’émoi au sein de la classe politique et de l’opinion publique.
À Kinshasa, une source proche de la présidence évoque une « erreur d’appréciation » de certains services de sécurité, parlant d’un malentendu autour d’un mandat non encore validé par la hiérarchie.
Relâché dans la matinée du 9 mai, Nicolas Kazadi n’a pas encore commenté l’incident publiquement.
Toutefois, dans un court message adressé à ses proches, il aurait dénoncé un « acte humiliant, injustifié et révélateur de tensions internes » au sein de l’appareil étatique.
De son côté, le gouvernement n’a pas encore publié de communiqué officiel.
Certains membres de l’UDPS, formation politique au pouvoir, exigent des explications urgentes, évoquant un climat de règlement de comptes en période préélectorale.
Cette affaire soulève de nombreuses questions : qui a ordonné l’interpellation du ministre ? S’agit-il d’un excès de zèle ou d’un signal envoyé à l’un des poids lourds de la famille politique de Fatshi ? Une chose est sûre : cette nuit trouble ne manquera pas de laisser des traces dans les couloirs du pouvoir à Kinshasa.
ITK



