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RDC : Aubin Minaku, le énième sur une longue liste (Claudel-André Lubaya) !

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Dimanche, 18 janvier 2026-Alors qu’il ne constituait aucune menace pour l’ordre public et qu’il était aisément localisable à son domicile légalement connu, l’honorable Aubin Minaku a fait l’objet d’un enlèvement opéré manu militari, de nuit, par un déploiement manifestement excessif de forces armées, en violation des principes de nécessité, de proportionnalité et des garanties constitutionnelles contre les arrestations arbitraires.

Sous le règne d’Hassan II, le Maroc s’était tristement illustré par un record sinistre : celui du plus grand nombre de détenus politiques internés au bagne de Tazmamart.

L’histoire retiendra qu’à son tour, le régime Tshisekedi est en train de se constituer son propre palmarès, en multipliant les détenus d’opinion, les prisonniers et exilés politiques.

Sa dérive autoritaire ne faiblit pas. Elle se confirme et s’aggrave. Elle se traduit par une succession d’actes de répression visant à installer la peur et la terreur comme modes de gouvernement, et à bâillonner l’opposition politique, désormais criminalisée, stigmatisée et traitée comme une menace plutôt que comme un acteur légitime de la vie démocratique.

Ces pratiques violent la Constitution de la RDC qui garantit pourtant la liberté d’opinion et d’expression (article 23), la liberté de pensée, de conscience et d’opinion (article 22) et la liberté d’association et d’activité politique (article 37).

Elles violent également les engagements internationaux de la RDC, notamment le Pacte international relatif aux droits civils et politiques (articles 9, 14, 19 et 25) et la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples (articles 6, 7, 9, 10 et 13), qui proscrivent les détentions arbitraires, garantissent les libertés politiques et imposent le respect du pluralisme.

Je condamne avec la plus grande fermeté l’arbitraire désormais érigé en mode de gouvernance par le président Tshisekedi et appelle à la libération immédiate de Aubin Minaku et de toutes les personnes injustement privées de liberté pour leurs opinions, leurs engagements politiques ou l’exercice légitime de leur esprit critique.

La démocratie ne saurait s’exercer sous la contrainte ou la peur. Un État qui emprisonne ses opposants pour leurs idées ne protège pas l’ordre public : il le renie.

Claudel-André Lubaya

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