
Samedi 6 septembre 2025 – Après plus de douze heures de rétention, les députés arrêtés vendredi soir à l’hôtel Rotana (Kin Plazza Hôtel) par les services de sécurité ont été finalement libérés ce samedi à 3h45. Cet épisode intervient dans un climat politique tendu, marqué par les manœuvres autour de la pérennité du bureau de l’Assemblée nationale dirigé par Vital Kamerhe.
Dans la soirée du 5 septembre, des hommes en uniforme et d’autres en civil, agissant sous l’égide des services de renseignement, ont mené des opérations simultanées dans deux hôtels de la capitale.
D’un côté, des députés pétitionnaires opposés au bureau Kamerhe, qui réclament son départ, ont été inquiétés, même si plusieurs d’entre eux affirment avoir réussi à s’échapper avant d’être appréhendés.
De l’autre, une douzaine de députés réunis à l’hôtel Rotana pour élaborer une déclaration de soutien au président de l’Assemblée nationale ont été interpellés et conduits dans un lieu de détention tenu secret.
Cette action musclée a immédiatement suscité de vives réactions dans l’opinion et au sein de la classe politique, certains dénonçant une instrumentalisation des services de sécurité dans un conflit interne au Parlement.
La libération au cœur de la nuit
Selon des sources concordantes, c’est aux premières heures de ce samedi, à 3h45, que les députés ont été relâchés, après plusieurs heures d’incertitude. Leur arrestation avait provoqué une vague d’indignation, notamment de la part du député Olivier Kabeya Sombamanya, qui avait exigé une libération « immédiate et sans conditions », dénonçant une atteinte aux droits fondamentaux et au fonctionnement régulier des institutions.
Les députés concernés
Parmi les élus concernés par ces interpellations figurent Claude Misare ; Émile Sumaili ; Véronique Lumanu ; Ida Kitwa ; Ilunga Leu et Jovany Ilunga Liyolo
Tous faisaient partie du groupe de contre-pétitionnaires ayant affiché publiquement leur soutien au bureau Vital Kamerhe.
Un climat politique fragile
Ces arrestations illustrent la crispation croissante au sein de la majorité présidentielle (Union sacrée). La bataille de pétitions – pour ou contre le bureau de l’Assemblée nationale – témoigne des fractures internes et des rivalités d’influence autour de la direction de l’institution.
Au-delà du simple épisode d’interpellation, cet incident met en lumière les tensions persistantes entre les différentes tendances de la majorité, à un moment où la stabilité du Parlement semble vaciller.
ITK



