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RDC : Patrick Muyaya réaffirme la détermination du gouvernement à restaurer la paix et l’intégrité territoriale !

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Mercredi, 12 novembre 2025-Invité sur le plateau du Journal Afrique de TV5Monde, le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya, également porte-parole du gouvernement, est revenu sur plusieurs sujets d’actualité touchant à la situation sécuritaire dans l’Est de la RDC, au procès de Roger Lumbala à Paris et aux démarches diplomatiques en cours à Washington et à Doha.

Abordant la recrudescence des violences dans l’Est, Patrick Muyaya a tenu à rappeler que tous les auteurs de crimes et d’exactions seront un jour rattrapés par la justice. Selon lui, l’ouverture récente d’une commission d’investigation internationale, rendue possible par les efforts du président Félix-Antoine Tshisekedi, marque un tournant décisif vers la fin de l’impunité.

« Tous ceux qui commettent des meurtres, tous ceux qui sont responsables des exactions doivent savoir qu’il y a le temps de la justice qui va finir par arriver », a-t-il averti.

Procès Roger Lumbala : un dossier sensible

Interrogé sur le procès à venir de Roger Lumbala, poursuivi pour crimes contre l’humanité à Paris malgré une demande d’extradition de Kinshasa, le ministre a jugé la situation « un affront », tout en précisant que le dossier relevait de la compétence de son collègue de la Justice.

Il a néanmoins insisté sur la nécessité de laisser la justice internationale suivre son cours, les crimes reprochés étant imprescriptibles.

Patrick Muyaya a tenu à dissocier le volet diplomatique du volet judiciaire, rappelant que Kinshasa participe activement aux négociations en cours. Il a indiqué que les discussions étaient en “phase d’atterrissage”, nourrissant l’espoir d’un accord rapide permettant l’acheminement de l’aide humanitaire vers les populations affectées.

“C’est le Rwanda qui agresse”…

Réagissant aux accusations de Kigali selon lesquelles les forces congolaises bombarderaient des positions du M23 et des civils, le porte-parole du gouvernement a répondu sans ambages.

« Ici, il est évident que c’est le Rwanda qui agresse. Nous avons été agressés, et c’est établi par tout le rapport », a-t-il déclaré, réaffirmant la posture de légitime défense de la RDC et appelant la communauté internationale à reconnaître la responsabilité de Kigali.

Accords régionaux : des engagements encore “sur le papier”

Le ministre a également évoqué les engagements pris dans le cadre de l’accord du 27 juin 2025 et du Cadre d’intégration économique régionale (CIER), soulignant que plusieurs avancées restaient « sur le papier ».

Leur mise en œuvre, a-t-il précisé, dépend du retrait effectif des troupes étrangères et de la neutralisation des groupes armés, conditions indispensables pour que la stabilité économique suive le rétablissement sécuritaire.

Alors que les besoins humanitaires deviennent pressants, la question de la réouverture de l’aéroport de Goma demeure d’actualité. Les autorités congolaises précisent que cette décision relève exclusivement de Kinshasa.

Un Notam (avis aux navigants aériens) reste en vigueur, interdisant les vols vers Goma et Bukavu. Des mécanismes sont en préparation pour autoriser, sous supervision humanitaire, certains vols destinés à acheminer l’aide aux populations sinistrées.

Sur la question du retour des réfugiés congolais installés au Rwanda, le gouvernement a rappelé que tout rapatriement se fera sur base volontaire et dans un contexte de sécurité rétablie. Patrick Muyaya a dénoncé les prétextes communautaires brandis par Kigali, qu’il a qualifiés de « stigmatisation ».

Il a également alerté sur les tentatives de modification illégale de la propriété foncière dans les zones sous occupation, annonçant la préparation d’une ordonnance gouvernementale déclarant nuls tous les actes posés par les occupants.

Dialogue et paix : priorité à la fin de l’agression

Alors que certains appellent à un dialogue politique accéléré, le gouvernement rappelle que la crise actuelle est avant tout sécuritaire.

« Le président de la République est un homme de paix », a souligné Patrick Muyaya, précisant que le chef de l’État a déjà manifesté son ouverture en recevant différents acteurs politiques.

Il a conclu en appelant à une mobilisation nationale : « Cette guerre n’est pas celle d’un homme. C’est une guerre faite à tous les Congolais, et tous doivent se mobiliser. »

 

ITK

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