
Kinshasa, 22 juillet 2025 — À la tête de l’Office de gestion du fret multimodal (Ogefrem), William Kazumba incarne aujourd’hui le visage d’un pillage organisé des ressources publiques. Un rapport interne explosif de la direction de l’audit met en lumière un détournement de 10 millions de dollars américains, prétendument destinés à l’achat d’un immeuble en 2023… un immeuble qui n’a jamais été acquis.
Les faits sont d’une gravité exceptionnelle. Selon les enquêteurs internes, ces fonds ont tout simplement disparu dans les circuits opaques entretenus par le Directeur général, avec la complicité d’un réseau bien huilé de collaborateurs triés sur le volet. Un autre détournement de 2,5 millions USD, cette fois partagé entre le DG et son entourage immédiat, vient confirmer l’existence d’une mafia administrative au sein de l’établissement public.
Sous la direction de Kazumba, l’Ogefrem est devenu un bastion de corruption, où abus de pouvoir, favoritisme et gestion clanique règnent en maîtres. L’entreprise, pourtant censée soutenir le développement logistique du pays, est saignée à blanc au profit d’un petit groupe sans foi ni loi.
Face à cette gabegie, le ministère des Transports et Voies de communication a convoqué d’urgence le Conseil d’administration et la direction générale, exigeant des explications. Mais cela ne suffit plus.
Où est la justice ?
Le Parquet général près la Cour de cassation est appelé à réagir. Alors que les éléments de preuve sont documentés, publics et suffisamment détaillés, le Procureur général Firmin Mvonde est désormais interpellé. Il ne peut plus se dérober face à une affaire d’une telle ampleur. La République ne peut rester passive devant un détournement aussi flagrant de ses ressources.
L’ouverture immédiate d’une instruction judiciaire s’impose. Le peuple congolais mérite de savoir ce qu’il est advenu de ces millions et de voir les auteurs traduits devant la justice. Il en va de la crédibilité des institutions et de la lutte contre l’impunité.
ITK






