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Kasaï central : l’amélioration des soins de santé primaires par l’État, une panacée à l’élimination des décès maternels à Kananga !

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Mardi, 15 novembre 2022-Le rétablissement de la mère accoucheuse au Kasaï central nécessite une lutte acharnée de tous et un effort particulier de l’État dans la mise en place d’un mécanisme de maintien des conditions requises d’accès aux soins de santé, et d’une équipe de censure et contrôle de prise en charge des femmes enceintes dans les établissements sanitaires. Ces propos sont du Docteur Georges Kabongo, médecin gynécologue à l’hôpital secondaire de Kalemba Mulumba à Kananga.

Dans une enquête effectuée par okapinews.net le 10 novembre 2022 à l’hôpital secondaire de Kalemba Mulumba, dans la commune de Nganza, à Kananga sur les mécanismes d’élimination des décès maternel, les causes principales de ce fléau seraient pour beaucoup résumées “par la négligence de la femme enceinte a suivre régulièrement les examens des consultations prénatales pendant la grossesse.

Causes et effets du décès maternel…

Dans une ronde effectuée, nous rencontrons Sylvie, MBOMBO, responsable du de la maternité, service de gynécologie obstétrique.

Selon elle, d’énormes forfaits du genre enregistrés dans des structures sanitaires proviennent de la négligence de la femme enceinte à poursuivre la CPN jusqu’au dernier jours de grossesse.

Cela entraîne pour la plupart, les infections qui détruisent à petit feu l’état de santé du bébé et de sa mère, ce qui peut amener à des complications mortelles à l’accouchement.

Sylvie MBOMBO précise que plusieurs autres cas leurs sont transférés en état de gravité par des centres de santé ne possédant pas des matériaux appropriés pour gérer ce genre de cas.

Les efforts sont consentis dans ces structures sanitaires pour maintenir les femmes qui donne vie. Selon les statistiques recueillis par Okapinews.net, après qu’un seul cas de mortalité maternelle ait été enregistré en 2019, un service de relais communautaire a été mis en place pour un renforcement des capacités des femmes enceintes.

Cap vers le service de Néonatalogie

Anaclet Mutshima Kola est infirmier responsable de ce service de la pédiatrie. Selon lui, un accouchement normal peut produire d’énormes effets à l’endroit du nouveau né pour la seule raison que la femme n’a pas bien suivi normalement la CPN. Cela peut entraîner selon lui, le décès du nouveau né avant sept (7) jours .

« Il y a plusieurs mécanismes qui entrent en jeu en cas de décès du nouveau né avant sept jours. Il s’agit souvent des souffrances noénatales ou modification de contractions utérines. Cela peut faire à ce que l’enfant au lieu qu’il soit rapidement expulsé, traîne encore dans le corps utérin, cela peut produire des conséquences, l’enfant peut naître en inhalant les liquides amniotiques, et l’enfant va baigner dans la cavité utérine. Celà peut provoquer une détresse respiratoire, et ça peut amener un décès chez le nouveau né” a-t-il expliqué.

Selon les statistiques, pour l’année 2021, les service de noénatologie a enregistré plus d’une trentaine des cas de décès d’enfants avant 7 jours de naissance mais, la plupart des cas proviennent des structures sanitaires voisines.

De son côté, Georges KABONGO, Médecin en gynécologie obstétrique dans cet hôpital, la première des causes de décès maternel s’appelle “l’atonie utérine”, une femme qui, après accouchement, fait une hémorragie, elle peut mourir s’il n’y a pas d’intervention, cela est souvent tributaire de l’absence de la tonicité de l’utérus qu’on appelle Antonie utérine.

Selon lui, le secret de l’élimination de ce danger est dans l’exécution des responsabilités des parties prenantes dont les prestataires des soins qui doivent faire la bonne surveillance dans la consultation des femmes qui viennent à la consultation.

La communauté, dit-il, doit sensibiliser les femmes à se faire consulter tout le temps à la CPN dès le premier jour de la grossesse.

Et à l’État, de rendre disponible les intrants possibles, surtout équiper les structures sanitaires afin de bien suivre les femmes.

Parce que toutes ces parties agissant toujours en retard, dans la prise de décision (famille), dans la consultation (corps soignants) par manque de moyens de transport, et le retard dans la disponibilisation des moyens pour l’exécution rapide des soins.

Don de Dieu NTUMBA

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