
Mardi 18 novembre 2025-Kinshasa a vécu une journée quasi paralysée. Depuis le lancement, lundi, de l’opération de contrôle systématique des permis de conduire, plusieurs artères principales de la capitale ont été frappées par des embouteillages monstres, transformant des trajets ordinaires en véritables épreuves de patience.
Dès les premières heures de la matinée, les automobilistes se sont retrouvés piégés dans des files interminables. Il faut parfois plusieurs heures pour parcourir quelques kilomètres. Sur l’avenue Mondjiba, l’une des plus touchées, la situation est devenue critique. Deux colonels de la Police nationale, positionnés vers la Galerie Saint-Pierre pour effectuer les contrôles, ont pratiquement immobilisé la circulation.
Sur les quatre bandes disponibles, trois ont été bloquées, créant un goulot d’étranglement dans les deux sens.
Impossible d’avancer sans passer de longues heures coincé dans le trafic.
Cette opération, pourtant justifiée par le besoin de renforcer la sécurité routière, a eu pour effet immédiat d’exacerber un calvaire déjà familier aux Kinois. Les embouteillages habituels se sont multipliés, provoquant frustration, retards, pertes économiques et hausse du stress chez les usagers de la route.
Plusieurs voix s’élèvent désormais pour alerter : si ces contrôles se poursuivent sans plan d’accompagnement, Kinshasa risque d’être plongée durablement dans une asphyxie circulatoire.
Dans l’opinion, la colère monte. Beaucoup estiment que la méthode choisie n’est pas adaptée à une ville où les infrastructures routières sont déjà insuffisantes et fortement congestionnées.
Pour les critiques, le contrôle des permis est certes nécessaire, mais son exécution doit se faire de manière intelligente, progressive et surtout non punitive pour les automobilistes respectueux de la loi.
Face à cette situation, les autorités compétentes sont appelées à revoir d’urgence leur stratégie.
Des solutions durables et mieux pensées sont attendues pour garantir la fluidité du trafic tout en assurant la sécurité routière. Parmi les options évoquées par les experts : déploiement d’équipes mobiles plutôt que statiques, organisation des contrôles en dehors des heures de pointe, utilisation des technologies numériques pour identifier les contrevenants, ou encore renforcement de la communication envers la population.
En attendant, les Kinois, eux, continuent de subir un quotidien déjà éprouvant, désormais aggravé par une opération dont l’impact sur la mobilité soulève plus de questions que de réponses.
ITK



