
Lundi, 22 septembre 2025-Depuis ce lundi matin, la capitale congolaise connaît une véritable paralysie du transport en commun. Des milliers d’habitants ont été contraints de marcher pendant de longues heures pour rejoindre leur lieu de travail, leurs commerces ou encore les établissements scolaires.
À l’origine de cette situation : le lancement, ce 22 septembre, des contrôles de documents de bord imposés aux chauffeurs de véhicules de transport en commun. La mesure touche particulièrement le permis de conduire, document dont beaucoup de conducteurs ne disposent pas ou ne sont pas en ordre de validité.
Jean-Claude Katende, président de l’ASADHO, alerte sur les conséquences sociales de cette opération.
« Si les habitants de Kinshasa sont obligés de marcher plusieurs jours pour vaquer à leurs occupations, cela sera perçu comme une provocation », a-t-il déclaré, appelant les autorités à concilier rigueur administrative et droit des citoyens à la mobilité.
À cette difficulté s’ajoute une autre : les mototaxis, déjà interdits d’accès au centre-ville, ne peuvent pas servir d’alternative aux usagers bloqués. Cette mesure, qui vise à réduire les embouteillages et les accidents dans le cœur de la capitale, accentue la pénurie de moyens de transport.
Pour de nombreux observateurs, si cette situation se prolonge, elle risque d’aggraver la précarité quotidienne des Kinois. Le débat est désormais ouvert : comment garantir la régularisation des conducteurs tout en assurant la continuité d’un service public essentiel, dans une ville où le transport repose quasi exclusivement sur des opérateurs privés ?
ITK



