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Kinshasa : près de 800 corps abandonnés dans les morgues, une crise humanitaire silencieuse !

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Mardi, 3 février 2026-Une situation alarmante et profondément préoccupante secoue la capitale congolaise. Près de 800 corps sans vie, majoritairement ceux de personnes indigentes, sont actuellement abandonnés dans une quinzaine de morgues de Kinshasa, selon des sources parlementaires locales.

Ces chiffres, qualifiés de provisoires, pourraient dépasser le millier dans les prochains jours, a averti le député provincial Steve Mulumba, président de la commission Environnement et Développement durable de l’Assemblée provinciale de Kinshasa.

Une réalité macabre qui met en lumière les graves défaillances du système de gestion funéraire et sociale dans la ville.
D’après les premières informations recueillies, il s’agit principalement de corps de personnes décédées dans l’anonymat le plus total : sans famille connue, sans moyens financiers ou abandonnées par leurs proches.

Faute de prise en charge par les autorités compétentes, ces dépouilles s’entassent dans des morgues déjà saturées, exposant la ville à des risques sanitaires majeurs.

« Nous faisons face à une crise de dignité humaine. Ces morts méritent un traitement respectueux, même dans l’indigence », a dénoncé le député Steve Mulumba, appelant à une implication urgente du gouvernement provincial et central.

Au-delà de l’aspect humanitaire, cette situation pose également un problème environnemental et de santé publique. La surcharge des morgues entraîne des conditions de conservation précaires, susceptibles de favoriser la propagation de maladies et de porter atteinte à la salubrité publique.

Face à cette urgence, la commission Environnement et Développement durable plaide pour : la mise en place d’un programme spécial d’inhumation digne des indigents ; un recensement exhaustif des corps abandonnés ; et une réforme structurelle du système de prise en charge des décès sociaux à Kinshasa.

Alors que la capitale congolaise compte plus de 15 millions d’habitants, cette tragédie silencieuse rappelle avec force que la question de la dignité humaine ne s’arrête pas à la mort. Elle interpelle les autorités sur leur responsabilité morale, sociale et institutionnelle.

ITK

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