
Dimanche, 21 septembre 2025-Récemment nommé ministre provincial en charge de la Communication et des Médias au Kongo Central, Jean Malongo Nzeza multiplie les contacts avant de convier la presse locale à une grande rencontre. En prélude à ce rendez-vous, il a échangé avec les responsables provinciaux du Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication (CSAC) et de l’Union nationale de la presse du Congo (UNPC), respectivement représentés par Célestin Bibimbu Kuhuna et Dieudonné Muaka Dimbi.
Au cœur de ces discussions : les difficultés auxquelles font face les professionnels des médias de la province, qu’ils évoluent dans la presse écrite, audiovisuelle, en ligne ou encore sur les réseaux sociaux. Ces derniers sont souvent pointés du doigt pour la prolifération de contenus haineux, diffamatoires ou contraires à l’éthique journalistique.
Le coordonnateur du CSAC a brossé un bref état des lieux des médias au Kongo Central, déplorant notamment le manque de considération des organes de régulation et d’autorégulation, qui ne disposent même pas de bureaux adéquats. Il a insisté sur la nécessité de renforcer la formation continue des journalistes, afin d’améliorer leur maîtrise des textes légaux et réglementaires encadrant la profession.
De son côté, le président provincial de l’UNPC a dénoncé l’infiltration du secteur par des « moutons noirs » : des personnes sans formation journalistique qui s’autoproclament professionnels de la presse, à l’origine de nombreux dérapages. Il a plaidé pour une vaste campagne d’identification des journalistes afin d’assainir l’espace médiatique provincial et d’élever le niveau du contenu diffusé.
La question des communicateurs et leaders d’opinion engagés dans des cabinets politiques a également été abordée. Selon l’UNPC, ceux-ci ne devraient plus être considérés comme journalistes actifs, sauf à réintroduire une demande officielle s’ils quittent définitivement leurs fonctions politiques.
Le ministre Malongo Nzeza, qui a suivi attentivement ses interlocuteurs, a rappelé que le rôle des structures professionnelles est aussi de veiller au respect du code d’éthique et de déontologie. Il a regretté que certains journalistes se livrent trop facilement à la stigmatisation des autorités et a exprimé son souhait de voir les instances compétentes renforcer la sensibilisation.
Dans les prochains jours, le ministre provincial compte réunir l’ensemble des « chevaliers de la plume et du micro » du Kongo Central afin de réfléchir, dans un cadre concerté, à l’avenir du secteur.
Dieudonné MUAKA DIMBI



