
Lundi, 1er décembre 2025-L’accident meurtrier survenu le 24 novembre sur la Route de Matadi, qui a coûté la vie à une dizaine de personnes, a conduit la Première ministre Judith Suminwa à exiger l’application stricte du contrôle technique pour tous les véhicules de service public. Une réponse ferme à une série de négligences jugées « inacceptables ».
La recrudescence des accidents de circulation en RDC a fait ressurgir une question longtemps reléguée au second plan : l’état des véhicules circulant sur les routes nationales, et plus particulièrement ceux utilisés dans le cadre de missions publiques.
L’accident du 24 novembre, impliquant un camion transportant des matériaux concassés pour un chantier public, a servi de déclencheur.
Dans son intervention, la Première ministre n’a pas caché l’indignation du Gouvernement face à des drames qu’elle estime largement évitables.
Elle a rappelé que les services publics ont l’obligation d’utiliser des véhicules en conformité technique stricte et que « la vie des citoyens ne saurait être compromise par des négligences ».
Elle a mandaté le Vice-Premier ministre chargé des Transports ainsi que le ministre des Infrastructures de mettre en œuvre un contrôle technique obligatoire, systématique et documenté pour tout véhicule affecté aux services publics.
Cette mesure vise à prévenir les accidents causés par l’usure mécanique, les freins défaillants et les surcharges, responsables d’une grande partie des drames répertoriés.
Au-delà de la réaction immédiate, c’est un changement de culture administrative qui est attendu. La responsabilité des gestionnaires de flottes publiques, des contractants privés engagés dans des travaux publics et des transporteurs sera désormais scrutée.
Le Gouvernement semble vouloir bâtir une chaîne de responsabilités clairement définie, avec sanctions adaptées en cas de manquement.
L’accident de Ngaliema aura été le point de rupture. Le Gouvernement entend désormais imposer une discipline mécanique stricte dans le transport public et éviter que des vies continuent d’être perdues par négligence.
La mise en œuvre des contrôles annoncés déterminera si cette volonté politique se traduira concrètement sur le terrain.
ITK



