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RDC : la presse congolaise dénonce les méthodes d’intimidation de Global Witness !

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Dimanche, 26 octobre 2025-La presse libre et indépendante de la République démocratique du Congo s’élève contre ce qu’elle qualifie de « tentative flagrante d’intimidation » de la part de l’ONG britannique Global Witness, réputée proche du réseau d’influence de George Soros.

Selon plusieurs rédactions congolaises, un courriel adressé le 20 octobre par une responsable de cette organisation, Mme Natacha Ion, et présenté comme un « droit de réponse », s’apparente en réalité à une pression inacceptable contre la liberté journalistique.

Un abus dénoncé comme une atteinte à la souveraineté médiatique

Dans leur réaction, les journalistes congolais dénoncent un abus de procédure et un ton paternaliste, estimant que Global Witness cherche à imposer un discours plutôt qu’à établir un dialogue.

« Vous ne contestez pas des faits, vous tentez de contrôler la liberté d’expression », souligne la déclaration conjointe des médias.

Ce qui indigne particulièrement, c’est que le courriel de l’ONG exigeait des réponses à une série de questions concernant des publications qui, paradoxalement, ne mentionnaient même pas Global Witness.
Une démarche jugée « arrogante » et « contraire aux principes de la liberté de la presse », fondement de toute démocratie, qu’elle soit congolaise ou occidentale.

Une accusation d’ingérence sous couvert d’enquête

Derrière l’affaire se profile la figure controversée de l’homme d’affaires Dan Gertler, souvent cité dans les rapports de Global Witness. Mais pour la presse congolaise, l’ONG instrumentalise ce nom pour délégitimer les médias nationaux et instaurer la peur.

« Ce n’est pas une recherche de vérité, mais une tactique coercitive », peut-on lire dans la lettre.

Les journalistes congolais estiment que cette approche s’inscrit dans une logique d’ingérence et de domination intellectuelle, où certaines ONG occidentales s’érigent en arbitres de la vérité en Afrique.

Une dénonciation du « paternalisme néocolonial »

Les signataires de la déclaration vont plus loin, accusant Global Witness de perpétuer une mentalité d’époque coloniale :

« Vos actions traduisent une mentalité d’époque or coloniale, où une organisation du Nord estime avoir l’autorité d’enquêter et de discipliner les médias africains. »

Ce ton sans détour traduit une lassitude face à ce que les médias qualifient de « double standard » : une exigence de transparence envers les acteurs africains alors que les financements et les alliances de certaines ONG internationales demeurent opaques.

Un appel à l’unité des médias africains

Face à ce qu’ils considèrent comme une attaque frontale contre leur indépendance, les médias congolais appellent à une mobilisation continentale : « Nous devons nous unir contre cette nouvelle forme de pression néocoloniale. »

Pour eux, il s’agit d’un combat de principe : défendre la dignité, la souveraineté et la liberté d’expression de la presse africaine face à des acteurs extérieurs qui, sous couvert de plaidoyer, chercheraient à imposer leur vision du monde.

« L’Afrique n’est pas votre terrain de jeu »

La déclaration se conclut sur un ton ferme :

« Global Witness, sachez-le : l’Afrique n’est pas votre terrain de jeu. La presse congolaise n’est pas votre cible. Nos voix ne seront ni achetées, ni réduites au silence. »

Un message clair, adressé à toutes les ONG internationales tentées d’imposer leur agenda sous couvert d’enquête : la presse congolaise entend défendre, coûte que coûte, son indépendance et sa dignité.

ITK

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