
Vendredi, 16 mai 2025-Conformémentà l’ordonnance n°20/043 bis du 20 mai 2020 portant nomination des membres du collège de l’Autorité de Régulation de la Poste et des Télécommunications du Congo (ARPTC), le mandat de l’équipe actuelle arrive à son terme ce 20 mai 2025.
Cependant, un climat de confusion et de désarroi règne au sein de l’institution. Les agents et cadres ne savent plus à qui se fier, mis à part à l’espoir que représente le Chef de l’État. L’équipe dirigeante actuelle se réclame régulièrement proche du cercle présidentiel, une attitude qui alimente le sentiment de captation de l’institution à des fins personnelles.
Certaines alertes internes, notamment celles de la Vice-Présidente de l’ARPTC, contenues dans la note n°40/ARPTC/VP/2024, ont été interprétées à tort comme des manifestations de rivalité ou de ressentiment. Pourtant, elles dénoncent des pratiques préoccupantes : gestion opaque, engagements irréguliers, et violations des instructions présidentielles interdisant tout recrutement dans les établissements publics en cette période de crise nationale.
À titre illustratif, le remplacement du Directeur Financier malade par un retraité de 65 ans, ancien cadre d’Airtel, interroge sur les véritables motivations de cette nomination en violation des textes légaux sur l’âge à l’emploi dans la fonction publique. Ce choix semble dicté par la volonté de préserver certaines pratiques, plutôt que par des critères de compétence ou de conformité.
Depuis cinq ans, l’ARPTC n’a connu ni restructuration interne ni véritable dynamique de performance. Les affectations semblent dictées par la proximité avec les membres du Collège, au détriment du mérite et de la carrière des agents.
Les nouvelles missions confiées à l’ARPTC en matière de numérique et de protection des données ne sont toujours pas mises en œuvre. Pire encore, la taxe destinée à cette mission est, selon des informations crédibles, redirigée vers un prestataire privé, WEBTECH, au lieu d’être versée dans les caisses de l’institution.
À l’approche de la fin de mandat du Collège dirigé par M. Katende, il est légitime de s’interroger sur les manœuvres visant à prolonger indûment leur présence à la tête de l’ARPTC.
Par le passé, un décret du Premier ministre Sama Lukonde prévoyant une réforme en profondeur de l’ARPTC en faveur de la création de l’ARPTIC avait été bloqué, avec l’appui d’un ancien directeur de cabinet du Chef de l’État. Aujourd’hui, certaines sources évoquent une tentative d’influence sur la justice pour obtenir une décision permettant un maintien illégal au-delà du 20 mai 2025.
Face à ce tableau inquiétant, les agents et cadres lancent un appel solennel au Président de la République, garant du bon fonctionnement des institutions et homme d’équité. Ils sollicitent la mise en place d’une nouvelle équipe dotée de compétences managériales reconnues, capable de rétablir la régulation du secteur et de redonner à l’ARPTC ses lettres de noblesse.
ITK



