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Tensions à Kinshasa : tirs à balles réelles, pillages, des blessés, la situation est tendue à Pakadjuma ! 

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Mardi, 10 février 2026-Le bidonville de Pakadjuma, déjà meurtri par les démolitions récentes et la misère chronique, s’est réveillé ce matin dans un climat de violence extrême, marqué par des tirs à balles réelles, des affrontements entre groupes et des actes de pillage. La situation, loin de s’apaiser, devient de plus en plus préoccupante.

Selon des témoignages directs recueillis sur place, des coups de feu ont été entendus à plusieurs reprises à Pakadjuma, semant la panique parmi les habitants. Des éléments armés ont fait usage de munitions réelles, provoquant un mouvement de fuite généralisé au sein de la population civile.

Le bilan provisoire fait état d’au moins deux civils blessés par balles, touchés alors qu’ils tentaient de se mettre à l’abri.

Kuluna, armes blanches et encadrement suspect

La manifestation, initialement liée au mécontentement des populations affectées par les démolitions et l’absence de solutions sociales, a rapidement dégénéré.

Des groupes de jeunes délinquants, communément appelés Kuluna, se sont infiltrés dans le mouvement, transformant la colère populaire en scènes d’affrontements violents.

Des armes blanches, machettes et couteaux ont été aperçues, et plusieurs actes de violence ciblés ont été signalés. Plus grave encore, des sources locales affirment que certains groupes seraient protégés ou soutenus par des éléments incontrôlés appartenant aux forces de sécurité, une accusation lourde de conséquences, qui alimente la méfiance et la colère des habitants.

Pakadjuma, épicentre d’une crise sociale explosive

À Pakadjuma, la situation est particulièrement tendue. Les habitants dénoncent une répression brutale, alors qu’ils réclament des mesures d’accompagnement après les démolitions de leurs habitations.

Sans relogement, sans indemnisation claire et sans dialogue structuré avec les autorités, la frustration s’est muée en révolte.

« On nous chasse, on tire sur nous, mais personne ne nous écoute », confie un résident, encore sous le choc après les tirs entendus dans son quartier.

À Kingabwa, une station-service a été pillée dans la matinée, illustrant l’effondrement momentané de l’ordre public. Par mesure de sécurité, plusieurs travailleurs et entreprises situés autour de Pakadjuma ont cessé leurs activités, contraignant de nombreux employés à rentrer précipitamment chez eux.

La police est bien présente dans la zone, mais le climat reste extrêmement instable, avec la crainte d’une reprise des violences à tout moment.

ITK

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