
Jeudi , 16 avril 2026 — La tension est montée d’un cran dans plusieurs établissements secondaires de Tshikapa et ses environs. Les chefs d’établissements ont adressé un ultimatum de 48 heures aux responsables du projet PAAF afin de clarifier la prise en charge des frais scolaires des élèves filles bénéficiaires.
À l’origine de cette situation, un blocage persistant depuis la reprise des cours. Selon les responsables scolaires, aucune disposition concrète n’a été mise en œuvre par le projet pour couvrir les frais des élèves concernées, plongeant ainsi les écoles dans de sérieuses difficultés de fonctionnement.
« La situation devient intenable. Nous ne pouvons plus continuer à fonctionner sans ressources », confient certains chefs d’établissements, visiblement à bout face à ce qu’ils qualifient de silence prolongé des autorités du projet.
Face à cette impasse, les gestionnaires des écoles préviennent : si aucune solution n’est trouvée dans les 48 heures, des mesures strictes seront appliquées. Parmi celles-ci figure le renvoi pur et simple des élèves filles bénéficiaires du programme, qui seront alors contraintes de s’acquitter elles-mêmes des frais scolaires pour poursuivre leur scolarité.
Une décision lourde de conséquences, qui suscite déjà de vives inquiétudes au sein des parents et de l’opinion publique.
Beaucoup redoutent une vague d’abandons scolaires, touchant particulièrement les jeunes filles issues de milieux vulnérables, principales bénéficiaires du projet PAAF.
À l’approche des épreuves certificatives, la situation est d’autant plus préoccupante. Plusieurs finalistes risquent de ne pas être autorisées à présenter ces examens faute de régularisation de leurs frais scolaires, compromettant ainsi leur avenir académique.
Désormais, tous les regards sont tournés vers les autorités du projet PAAF, appelées à réagir dans les plus brefs délais pour éviter une crise majeure dans le secteur éducatif au Kasaï.
Christian Loty Ndibu



