Jeudi, 8 octobre 2026-Après dix jours de travaux intenses, la Commission ad hoc politique et juridique des Forces politiques alliées à l’UDPS (FPAU) a rendu ses conclusions sur le projet de Dialogue national pour la paix, la cohésion et la refondation de l’État.
Présidée par le professeur et député Claude Nyamugabo Bazibue, la commission avait pour mission de réfléchir aux contours de ce Dialogue annoncé par le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, ainsi qu’aux enjeux politiques et institutionnels qui l’accompagnent.
La restitution des travaux s’est tenue ce jeudi 8 octobre à l’hôtel Rotana de Kinshasa, en présence des responsables des partis politiques et associations membres des FPAU, des députés et sénateurs ainsi que de plusieurs invités et représentants de la presse.
Dans son rapport, la commission estime que la crise que traverse la République démocratique du Congo nécessite une réponse globale articulée autour de plusieurs priorités : la paix, la sécurité, la cohésion nationale, le renforcement de l’autorité de l’État, la gouvernance et le développement.
Pour les membres de la commission, le Dialogue national ne devrait pas se limiter à un partage des responsabilités politiques.
Il devrait plutôt constituer un cadre destiné à apporter des réponses concrètes aux problèmes structurels du pays et à poser les bases d’une véritable refondation de l’État congolais.
La commission plaide ainsi pour un dialogue ouvert, inclusif et participatif, fondé sur une représentation consensuelle des différentes composantes de la société congolaise.
Elle préconise notamment une démarche partant de la base, à travers les provinces et les communautés locales.
Elle pose toutefois une limite à cette ouverture : les personnes ayant porté ou portant les armes contre les intérêts de la République ne devraient pas prendre part aux assises.
Les FPAU veulent participer au processus préparatoire
Les Forces politiques alliées à l’UDPS ont par ailleurs exprimé leur disponibilité à participer au Comité d’organisation du Dialogue, dont la mise en place est annoncée par ordonnance présidentielle.
L’objectif affiché est de porter et de défendre les propositions arrêtées au terme des travaux de la commission, notamment lors de la transmission du rapport final au Président de la République.
La question constitutionnelle au cœur des réflexions
Autre dossier majeur examiné par la commission : l’avenir de la Constitution.
Les membres de la structure ad hoc indiquent avoir étudié deux options : le changement de Constitution et la révision constitutionnelle.
Sur ce point, les FPAU ont choisi de réserver la primeur de leur position au Président de la République.
Cette réserve souligne l’importance accordée par les FPAU à la question constitutionnelle dans le cadre de la réflexion nationale en cours.
Des mécanismes de suivi pour éviter les échecs du passé
La commission recommande également que les éventuelles résolutions issues du prochain Dialogue soient accompagnées de mécanismes crédibles de mise en œuvre et de suivi.
L’objectif est d’éviter que les décisions prises à l’issue de ces assises ne restent sans suite, comme cela a pu être le cas lors de certaines expériences antérieures.
Au terme de ses travaux, la Commission ad hoc politique et juridique a officiellement soumis ses conclusions à la Coordination générale des FPAU, en vue de leur validation et de leur transmission au Chef de l’État.
À travers cette démarche, les FPAU disent vouloir contribuer à un Dialogue de rassemblement, d’apaisement, de réforme et de refondation de l’État congolais.
ITK






