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Dilapidation de 10 millions de dollars débloqués par la PERENCO pour le développement de Muanda : Didier Budimbu et quelques membres du Comité de Gestion dudit fonds pointés du doigt !

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Samedi, 12 avril 2025-Il se passe parfois des choses inadmissibles à faire dormir debout dans la province du Kongo Central que la presse, en sa qualité de quatrième pouvoir, ne pouvait passer sous silence. Sinon alors, elle n’aura plus sa raison d’être dans cette contrée Sud-Ouest de la République Démocratique du Congo.
De quoi s’agit-il au juste ?

En effet, tous ceux des compatriotes congolais qui ont une bonne mémoire se souviendront encore de l’avenant nº 9 longtemps signé entre, d’une part, le gouvernement congolais, et, d’autre part, la société pétrolière PERENCO basée à Muanda, ville côtière congolaise située à 210 kms à l’Ouest de Matadi, capitale de la province du Kongo Central.

Au terme de la signature de cet avenant du reste salué par toute la population du territoire de Muanda, une bagatelle évaluée à 10 millions de dollars américains a été débloquée par cette multinationale ayant son siège d’exploitation dans la ville précitée ; laquelle devrait servir au développement de cette dernière et ce, dans tous les domaines.

Il était donc question de transformer complètement l’image de cette ville pétrolière congolaise de Muanda afin qu’elle devienne comparable aux villes pétrolières angolaises de Cabinda et de Soyo.
Mais aussi paradoxal que cela puisse paraître, ce fonds dont la gestion a été depuis confié à une structure créée pour la circonstance dénommée Comité de Gestion du Fonds Muanda, « CGFM » acronyme, est demeuré à ce jour introuvable.

C’est-à-dire sans trace et ce, en dépit de fortes pressions maintes fois exercées à l’endroit de ses gestionnaires ayant opté, contre toute attente, pour le silence radio. Allez-y comprendre.

Cependant, face à ce comportement sentant le roussi, des manifestations de toutes les sortes ont été organisées par les populations bénéficiaires de cette gigantesque cagnotte mais sans succès.
C’est ce qui a amené l’Inspection Générale des Finances, dirigée des mains de maître par le très célèbre Jules Alingeti, à se saisir de ce dossier.

Du coup, ce service dont le travail jusque-là réalisé a toujours été apprécié par tout le monde, n’a pas hésité un seul instant de mandater ses inspecteurs des finances qui ont dû enquêter sur cette question qui ne cesse à ce jour de soulever des vagues de mécontentements.

Une action qui a été applaudie de deux mains par tous les originaires du territoire de Muanda ayant à cet effet poussé un ouf de soulagement puisque plus que déterminés de voir clair sur l’utilisation de ce fonds devenu de plus en plus un mystère.
Il convient de signaler qu’à la fin de l’enquête, un rapport détaillé et circonstancié, avec des chiffres à l’appui, a été dressé par l’IGF et transmis à qui de droit.

Dans ce rapport, ce service y a relevé une vaste dilapidation dudit fonds pour lequel un doigt accusateur est pointé en premier en direction d’un ancien ministre en charge des hydrocarbures et de quelques membres faisant partie de la structure « CGFM » dont il s’est réservé toutefois de citer les noms.

D’après ce rapport dont une copie est parvenue, par inadvertance, à la Ligue Congolaise de lutte contre la Corruption (LICOCO), cet ancien ministre se serait attribué, à lui seul, la somme de 200.000 $. Tandis qu’une certaine Michelle Makengo, Présidente autoproclamée du « CGFM » se serait, quant à elle, accaparée de 132.630 $ en guise des frais de mission qu’elle aurait effectuée en son temps à Kinshasa dans le but primordial d’y aller implanter le siège de ce comité. Si le ridicule pouvait tuer !

Selon toujours ce rapport contenant des révélations accablantes, plus de 8 millions autres dollars de ce même fonds auraient été engouffrés dans des projets imaginaires montés de toutes pièces dont seuls les membres du « CGFM » en détiennent le secret.

À cela s’ajoute plus de 700.000 $ n’ayant aucune trace dans les pièces comptables de cette structure et lesquels se seraient volatilisés dans la nature.

Ce n’est pas tout. L’IGF accuse enfin ce même comité d’avoir notamment passé des marchés en violation flagrante des procédures légalement établies et d’effectuer des paiements illégaux en espèces à des tierces personnes ; mais aussi d’avoir procédé, de manière fictive, aux embauches des travailleurs et refusé catégoriquement de payer les impôts dûs à cette même structure.

Pour moult observateurs, ce rapport fourni sans parti pris par l’IGF, devrait interpeller les décideurs qui, de l’avis de toutes les personnes suivant de très près l’évolution de ce dossier, doivent s’y pencher au plus vite afin d’appréhender tous les supposés coupables de cette dilapidation bénéficiant encore de la présomption d’innocence et les mettre directement à la disposition des juridictions compétentes en la matière pour qu’ils répondent de leurs actes.

Penser autrement, d’après certaines langues, c’est encourager davantage l’impunité tant décrié dans le pays de Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo.

 

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