Bunia, 24 juillet 2026 – La Première ministre, Judith Suminwa Tuluka, a achevé ce vendredi sa mission officielle en Ituri, consacrée à l’évaluation de la riposte contre l’épidémie d’Ebola. Avant de regagner Kinshasa, la cheffe du Gouvernement a salué les progrès enregistrés sur le terrain tout en réaffirmant l’engagement de l’État à renforcer les moyens déployés pour lutter contre la maladie.
À l’aéroport de Bunia, Judith Suminwa a annoncé la mise à disposition de véhicules destinés à améliorer la mobilité des équipes de santé et le transport des patients. Elle a toutefois insisté sur la nécessité urgente d’acquérir davantage d’ambulances afin de faciliter l’évacuation rapide des malades depuis leurs communautés vers les centres de traitement.
« Il faut permettre aux équipes d’aller chercher les patients dans leurs communautés et d’assurer leur acheminement vers les centres de traitement », a-t-elle déclaré, soulignant qu’une meilleure mobilité est essentielle pour interrompre les chaînes de transmission.
La Première ministre a également dressé la liste des besoins prioritaires de la riposte, notamment les équipements de laboratoire, les fournitures médicales, l’oxygène ainsi que les ressources nécessaires pour garantir des enterrements dignes et sécurisés. Sur le plan financier, elle a estimé que la mobilisation des fonds par le Gouvernement et les partenaires est satisfaisante, tout en appelant à un renforcement de la logistique et de la coordination afin de rendre les interventions plus efficaces.
Évoquant la dimension humanitaire de la crise, Judith Suminwa a insisté sur l’importance de l’engagement des relais communautaires dans la sensibilisation des populations. Accompagnée de la ministre d’État en charge des Affaires sociales, elle a également plaidé pour une meilleure protection des sites accueillant les personnes déplacées, afin d’éviter que l’épidémie ne vienne aggraver une situation humanitaire déjà préoccupante dans l’Est de la République démocratique du Congo.
La cheffe du Gouvernement a enfin livré un message porteur d’espoir. Elle a indiqué que des recherches menées à l’Institut national de recherche biomédicale (INRB), sous la direction du professeur Jean-Jacques Muyembe, progressent de manière encourageante.
« Un traitement et un vaccin pourraient être disponibles d’ici deux à quatre mois », a annoncé Judith Suminwa, exprimant l’espoir que ces avancées scientifiques permettront de renforcer durablement la lutte contre l’épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo.
Jospin wa JORKIM


