
Jeudi, 8 janvier 2026-Depuis le 5 décembre 2025, le territoire de Djugu, dans la province de l’Ituri, est le théâtre de violents affrontements opposant les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) aux miliciens de la Convention pour la Révolution Populaire (CRP), un groupe armé dirigé par l’ancien seigneur de guerre Thomas Lubanga.
Les combats se concentrent particulièrement à Bule-centre, situé à environ 100 kilomètres de Bunia, chef-lieu de la province. Les deux parties se disputent le contrôle de ce centre de négoce stratégique qui, à ce jour, ressemble à une cité fantôme, entièrement désertée par la population ayant fui les violences récurrentes.
Face à cette situation sécuritaire préoccupante et dans le but de préserver des vies humaines, la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la Stabilisation en RDC (MONUSCO) a procédé à l’évacuation de 142 personnes de la région de Bule vers Bunia.
Parmi les personnes évacuées figurent des militaires blessés, des agents humanitaires, des prêtres, du personnel soignant, des enseignants, ainsi que d’autres civils exposés à de graves risques sécuritaires.
Ces évacuations ont été menées par divers moyens, notamment par voie terrestre, à l’aide de chars de combat, et par hélicoptère, en fonction de l’accessibilité et du niveau de menace sur le terrain.
Un responsable religieux, évacué par la MONUSCO de Bule vers Fataki, a salué ces interventions, estimant qu’elles « s’inscrivent pleinement dans le cadre de la protection des civils et ont permis de sauver de nombreuses vies humaines ».
Par ailleurs, afin de renforcer la protection des populations déplacées, les Casques bleus bangladais de la MONUSCO, basés à Bayoo, ont mené en l’espace d’un mois 152 patrouilles de combat, de jour comme de nuit, dans la plaine de Savo.
Cette zone accueille des milliers de familles déplacées ayant fui les affrontements entre les FARDC et les miliciens de la CRP.
À travers ces différentes actions, la MONUSCO réaffirme son engagement aux côtés des FARDC pour le rétablissement de la paix et de la stabilité, conformément à son mandat de protection des civils.
De son côté, la société civile de la chefferie des Bahema Badjere reconnaît les efforts fournis par la Mission onusienne. Elle appelle toutefois la MONUSCO à renforcer sa communication afin de dissiper certains malentendus et fausses rumeurs relayés récemment sur les réseaux sociaux.
Martial K. Byamungu et Jean Tobie Okala



