
Muanda, le 6 juillet 2025 – Après une semaine de détention à Soyo, ville portuaire de l’Angola, les 235 pêcheurs congolais arrêtés dans la nuit du 25 au 26 juin dernier par la marine angolaise ont enfin recouvré leur liberté. Une issue favorable qui met momentanément fin à un épisode de tensions récurrentes dans les eaux partagées de l’océan Atlantique entre la RDC et l’Angola.
Qualifiée d’arbitraire par plusieurs voix congolaises, cette arrestation massive a immédiatement mobilisé les élus de la province du Kongo Central, au premier rang desquels l’honorable Robert Niondo, député national élu de la circonscription de Muanda.
Visiblement indigné, ce dernier s’est engagé sans relâche pour défendre les intérêts des pêcheurs de sa base électorale, notamment ceux du village Kimuabi, qui l’ont soutenu massivement lors des scrutins de décembre 2023.
Dans une correspondance officielle adressée au Président de l’Assemblée nationale, Vital Kamerhe, avec copies réservées au Chef de l’État Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo et à la Première ministre Judith Suminwa Tuluka, Robert Niondo a plaidé pour la mise en place d’une commission d’enquête parlementaire conjointe.
Objectif : faire la lumière sur ces interpellations répétées qui, selon lui, mettent en péril les bonnes relations diplomatiques entre la RDC et l’Angola.
Grâce à cette pression politique soutenue, les autorités congolaises ont obtenu la libération sans conditions des 235 pêcheurs congolais, ainsi que la restitution de leurs matériels de pêche saisis par la marine angolaise.
Une victoire saluée par l’Association des pêcheurs du territoire de Muanda, qui a exprimé sa satisfaction face à la mobilisation de ses représentants.
Sur le terrain politique, cette situation a également interpellé Jean Kimboko Ndombasi, député provincial du Kongo Central, qui a dénoncé des arrestations qu’il qualifie d’« intempestives et sauvages ».
Selon lui, il est urgent que les gouvernements congolais et angolais s’assoient ensemble pour délimiter clairement les frontières maritimes entre les deux pays. À défaut, ces incidents risquent de se multiplier, au détriment des communautés riveraines.
En écho à la proposition de Robert Niondo, Kimboko Ndombasi prône la création d’une commission mixte congolo-angolaise afin de garantir le respect mutuel de la souveraineté territoriale.
Il recommande également une identification rigoureuse des pêcheurs congolais opérant dans la zone Atlantique, en leur dotant de cartes de service et de tenues distinctives, afin d’éviter toute confusion avec leurs homologues angolais.
Dieudonné MUAKA DIMBI



