
Lundi, 8 décembre 2025-L’opinion publique s’en souvient : il y a quelques semaines, le maire de Matadi, Dominique Nkodia Mbete, annonçait avec fermeté l’évacuation de tous les véhicules et épaves abandonnés encombrant les principales artères de la ville. Une mesure saluée par la population, tant ces carcasses et véhicules immobilisés sont à l’origine d’embouteillages monstres, d’accidents évitables et d’un désordre urbain devenu insupportable.
Pour permettre une mise en conformité volontaire, un délai avait été fixé d’un commun accord avec les propriétaires : le 1er décembre 2025. Passée cette date, l’exécutif urbain devait passer à l’action.
Mais en ce lundi 8 décembre, force est de constater que l’opération tant attendue n’a toujours pas démarré. À Matadi, capitale du Kongo Central, les habitants s’interrogent :
Qu’est-ce qui retarde l’application de cette décision ?
Ce programme s’inscrit pourtant dans le cadre plus large des mesures de restriction imposées aux véhicules de gros tonnage et de la délocalisation de certains parkings urbains, mesures censées désengorger la circulation.
Les Matadiens rappellent que décembre est traditionnellement le mois le plus intense de l’année : flux massif de véhicules, motos, tricycles, piétons… Les fêtes de Noël et de Nouvel An font exploser le trafic.
Ignorer ce contexte reviendrait à accentuer davantage un chaos déjà palpable dans les rues.
Pendant ce temps, une simple ronde dans la ville suffit pour constater que la quasi-totalité des véhicules concernés par la décision du maire restent stationnés aux mêmes endroits, comme si de rien n’était.
Certains propriétaires semblent ne pas prendre la mesure de la décision, ou choisissent délibérément de l’ignorer.
Pourtant, il leur avait été clairement signifié que le jour où l’opération débutera : tout véhicule abandonné ou stationné irrégulièrement sera immédiatement acheminé à la fourrière, et sa récupération ne sera possible qu’après paiement d’amendes particulièrement salées.
Quant aux épaves laissées à l’abandon sur la chaussée, elles seront détruites sans autre forme de procès, ou vendues comme mitrailles à l’entreprise GOLBERT, conformément à la décision urbaine.
Malgré les retards, une certitude demeure : l’autorité urbaine finira par appliquer sa décision. Et lorsque les opérations commenceront, elles risquent d’être plus strictes qu’attendu.
Un homme averti en vaut deux.
Dieudonné MUAKA DIMBI



