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Nord-Kivu : à Kibirizi, l’agriculture comme rempart d’espoir en pleine crise !

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Samedi, 11 avril 2026-Alors que l’est de la République démocratique du Congo reste plongé dans une crise sécuritaire, humanitaire et sociale persistante, certaines communautés rurales s’efforcent de reconstruire leur quotidien. À Kibirizi, localité située dans la chefferie de Bwito, territoire de Rutshuru, au Nord-Kivu, les agriculteurs font preuve d’une résilience remarquable, portée par un regain d’activité agricole.

Depuis la fin du mois de mars et le début du mois d’avril, un mouvement inhabituel anime les sentiers menant aux champs. Hommes, femmes et jeunes convergent vers les zones agricoles entourant l’agglomération, dans un élan collectif marqué par l’espoir. La période de sarclage, étape cruciale du cycle agricole, est cette année particulièrement dynamique.

Malgré une baisse significative des prix observée lors de la dernière saison, les cultivateurs continuent de miser sur la culture des haricots, localement appelés « KITENI », principale production agricole de la région.

Le sac de haricots s’est récemment vendu à 50 dollars américains, contre 80 à 100 dollars entre 2022 et 2023.

Cette chute des prix n’a toutefois pas entamé la détermination des producteurs. À Kibirizi, la culture du KITENI reste une activité quasi universelle.

« Le KITENI est aujourd’hui le moteur de notre économie locale. Il nous permet de subvenir aux besoins essentiels de nos familles et contribue au développement de notre agglomération. Nous plaidons pour un marché plus favorable et des prix plus rémunérateurs », témoigne Kambale Lyabuta Théogène, rencontré sur le sentier de Chambi, situé dans le Parc National des Virunga, à une dizaine de kilomètres de Kibirizi.

Paradoxalement, bien que cette variété de haricots soit produite en grande quantité localement, elle est très peu consommée sur place.

L’essentiel de la production est acheminé vers Kisangani, avant d’être redistribué vers Kinshasa, principal marché de consommation.

Dans un environnement marqué par l’insécurité et les déplacements de populations, l’agriculture apparaît ainsi comme l’un des rares leviers de survie et de résilience.

À Kibirizi, elle incarne plus que jamais une lueur d’espoir pour des communautés en quête de stabilité.

Jonathan Tsongo et Thierry Bwakyanakazi, RNCKI Kibirizi

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