Vendredi, 17 juillet 2026 – C’est un tournant majeur dans la gestion de la crise politique et sécuritaire que traverse la République démocratique du Congo. Après plusieurs mois d’attente et de fortes pressions tant internes qu’externes, le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a finalement accepté le principe d’un dialogue national inclusif, longtemps réclamé par les principales confessions religieuses et plusieurs acteurs sociopolitiques.
Le Chef de l’État a reçu ce vendredi une délégation de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO), de l’Église du Christ au Congo (ECC) ainsi que de l’Église de Réveil du Congo (ERC).
À l’issue de cette rencontre, des sources ecclésiastiques ont indiqué que « Félix Tshisekedi a levé l’option d’engager le pays dans un processus de dialogue. Une feuille de route sera publiée. »
Cette décision est un changement important dans la position du pouvoir, qui avait jusqu’ici privilégié d’autres approches face aux crises auxquelles le pays est confronté.
Depuis plusieurs mois, la CENCO et l’ECC multipliaient les consultations avec les acteurs politiques, les organisations de la société civile et les partenaires internationaux afin de promouvoir un dialogue inclusif comme voie de sortie de crise.
L’ouverture annoncée par le Président intervient également dans un contexte de forte mobilisation diplomatique régionale.
Ces derniers mois, plusieurs chefs d’État de la région ont intensifié leurs efforts pour favoriser une désescalade en RDC.
Le Président angolais João Lourenço, également engagé dans les initiatives régionales de paix, a multiplié les démarches diplomatiques en faveur d’un règlement politique de la crise, tandis que le Président burundais Évariste Ndayishimiye a lui aussi plaidé à plusieurs reprises pour un dialogue entre les parties congolaises afin de consolider la paix et la stabilité dans la région des Grands Lacs.
Ces initiatives viennent s’ajouter aux processus de médiation déjà engagés sous l’égide des organisations régionales et des partenaires internationaux, qui considèrent qu’une solution durable à la crise congolaise passe autant par des avancées sécuritaires que par un consensus politique entre les filles et fils du pays.
La feuille de route annoncée devrait préciser les contours du dialogue, son calendrier, les différentes parties prenantes ainsi que les mécanismes de mise en œuvre. Les attentes sont considérables, alors que l’Est de la RDC reste confronté à l’activisme des groupes armés et que le climat politique demeure marqué par de profondes divergences.
Pour de nombreux observateurs, l’acceptation du dialogue par le Président Félix Tshisekedi ouvre une nouvelle séquence politique susceptible de favoriser la décrispation, de renforcer la cohésion nationale et de créer les conditions d’une paix durable, à condition que le processus soit inclusif, crédible et soutenu par l’ensemble des acteurs concernés.
ITK


