
11 juin 2021-L’espoir qui reposait sur le Sénat au sujet de la loi sur le fonctionnement de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) vient d’être trahi.
Les sénateurs qui devraient en principe corriger les erreurs de l’Assemblée nationale, notamment sur la dépolitisation de la centrale a adopté ce vendredi 11 juin en des termes concordants la proposition de loi votée par l’Assemblée nationale.
Le rêve de voir la CENI dépolitisée s’envole
Pendant ce temps, une confusion s’observe aux confessions religieuses. L’église catholique et l’ECC disent non à cette loi pendant que l’église de réveil se dit prête à déléguer le président de la centrale électorale.
Dans un communiqué, la Conférence Épiscopale Nationale du Congo et l’Eglise du Christ au Congo, se sont exprimées sur l’assainissement du processus électoral en République Démocratique du Congo (RDC), en vue d’être crédible, transparent, inclusif et apaisé.
Ces deux confessions religieuses confirment leur engagement d’accompagner des réformes en tant que parties prenantes importantes du processus électoral.
De surcroît, la CENCO et l’ECC ont rappelé que les réformes électorales relèvent de la souveraineté nationale dont le peuple est l’auteur et le destinataire.
A ce titre, elles appellent les parlementaires à s’assurer de porter la volonté collective du souverain primaire dans l’exercice de leur fonction.
Par ailleurs, la Conférence Épiscopale Nationale du Congo et l’Eglise du Christ au Congo ont condamné le rejet par les deux chambres du Parlement des innovations majeures contenues dans la proposition de loi de Christophe Lutundula, s’agissant des dispositions visant le renforcement de l’indépendance et le contrôle de la commission électorale nationale indépendante (CENI).
On a commencé à travailler dessus depuis quelques mois. Nous sommes prêts pour désigner celui qui va diriger la CENI ».
Selon lui, « au niveau de la plateforme (des confessions religieuses), on n’a pas beaucoup de soucis » pour désigner le prochain président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), qui va succéder à Corneille Nangaa, fin mandat depuis juin 2019.
Cette désignation se fera « par consensus conformément à notre charte et on va procéder au vote, si on ne se met pas d’accord ».
L’église de réveil satisfaite
Réagissant sur les antennes de la radio Top Congo, le représentant légal de l’église de réveil, le Pasteur Dodo Kamba a dit sa satisfaction après l’adoption de la loi sur la CENI. « On a reconnu à la plateforme des confessions religieuses le droit de désigner le président de manière la plus claire et définitive », a-t-il dit. À lui de poursuivre qu’il peut toujours y avoir des imperfections dans le travail humain. Il y aura des recommandations pour améliorer ce qui a été fait à la chambre basse »
Entre-temps, du côté de l’Assemblée nationale, c’est de l’agitation. Tout le monde communique pour justifier le pourquoi de l’adoption de ce texte sans tenir compte de la dépolitisation. D’abord, c’est la commission PAJ de la chambre basse qui organise une conférence de presse pour expliquer les faits. Le professeur André Mbata souligne devant les professionnels des médias qu’il n’a jamais été question de dépolitiser la centrale électorale.
« Des contestations, il y a en aura toujours », a-t-il fait savoir.
Juste après, le président de l’Assemblée nationale, Christophe Mboso N’kodia a également communiqué en appelant les uns et les autres à ne pas créer une nouvelle crise en dehors de ce que le pays traverse déjà.
Kevin INANA & Yves NSIALA



