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RDC : Marie-Thérèse Sombo annonce les priorités de l’enseignement supérieur pour 2026-2027 !

Lundi, 19 octobre 2026-Dans le cadre de l’exercice de redevabilité consacré à la première année du Gouvernement Suminwa II, la ministre de l’Enseignement supérieur et universitaire, de la Recherche scientifique et de l’Innovation, Marie-Thérèse Sombo Ayane Safi Mukuna, a présenté les principales réformes engagées dans son secteur et les priorités retenues pour l’année gouvernementale 2026-2027.

L’amélioration de la qualité de la formation, la modernisation des infrastructures universitaires, le renforcement de la recherche scientifique et la transformation numérique figurent parmi les principaux axes de son action, avec pour objectif d’adapter l’enseignement supérieur aux besoins de développement de la République démocratique du Congo (RDC).

À cette occasion, la ministre a exprimé sa reconnaissance au Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, pour avoir placé le savoir, la science et l’innovation au cœur de sa vision, ainsi qu’à la Première ministre, Judith Suminwa Tuluka, pour l’importance accordée à la redevabilité dans la conduite de l’action gouvernementale.

Des réformes pour renforcer l’autonomie des établissements

Parmi les avancées réglementaires présentées figurent les textes relatifs à l’autofinancement des établissements d’enseignement supérieur et universitaire. Prévue par la loi-cadre et recommandée lors des États généraux de l’enseignement supérieur et universitaire, cette mesure vise à permettre aux établissements de mobiliser leurs ressources propres pour financer leur développement et renforcer leur autonomie de gestion.

Le ministère a également signé un arrêté interministériel prévoyant une réduction de 50 % des frais concernés pour les étudiants vivant avec un handicap et les étudiants vulnérables, y compris certains frais liés à la résidence universitaire, conformément aux dispositions applicables.

À ces mesures s’ajoutent l’adoption d’un arrêté organisant l’enseignement ouvert et à distance, l’élaboration d’une stratégie pour son développement et la signature d’un texte relatif aux sciences ouvertes.

Par ailleurs, une convention de l’UNESCO portant sur la reconnaissance des qualifications de l’enseignement supérieur a été transmise au Parlement. Cette démarche vise à faciliter la reconnaissance internationale des diplômes congolais et à renforcer la mobilité académique.

Modernisation des infrastructures et amélioration des conditions d’études

La modernisation des infrastructures universitaires constitue un autre axe important des actions présentées par la ministre. À l’Université pédagogique nationale (UPN), les réalisations évoquées comprennent la construction et l’inauguration de deux bâtiments, la réalisation d’un complexe sportif ainsi que des travaux portant sur un bâtiment comprenant 14 auditoires de 91 places chacun.

La réhabilitation des laboratoires et du bâtiment administratif figure également parmi les interventions citées, dans le cadre des efforts visant à améliorer les conditions d’apprentissage et de travail dans les établissements publics d’enseignement supérieur.

Le ministère poursuit en outre ses démarches auprès de plusieurs partenaires, notamment l’Agence universitaire de la Francophonie et la Chine, afin d’améliorer la connectivité des établissements.

Les besoins en logements universitaires, en équipements informatiques, en laboratoires et en accès à l’électricité restent également au centre des préoccupations. Le développement des infrastructures énergétiques, notamment photovoltaïques, fait partie des pistes envisagées pour améliorer le fonctionnement des établissements.

Bourses d’excellence et délivrance des diplômes

Concernant les bourses d’excellence destinées aux étudiants congolais méritants, Marie-Thérèse Sombo a précisé que le financement du programme est assuré par le Gouvernement congolais, à travers son ministère, tandis que la fondation partenaire intervient sur le plan technique, notamment dans la préparation et l’organisation des tests ainsi que dans certains aspects de la prise en charge des bénéficiaires en RDC et à l’étranger.

Tout en saluant l’initiative de la Première Dame en faveur des élèves obtenant d’excellents résultats scolaires, la ministre a souligné la volonté d’accroître progressivement les moyens consacrés à ce programme afin d’élargir le nombre de bénéficiaires.

S’agissant des difficultés rencontrées par certains anciens étudiants dans l’obtention de leurs diplômes, elle a rappelé que la procédure commence au sein de l’établissement d’origine, chargé de constituer et de transmettre les dossiers aux services compétents du ministère.

Elle a invité les concernés à vérifier la transmission effective de leurs dossiers et à conserver les preuves de dépôt pour faciliter le suivi administratif. Elle a également précisé que la délivrance des diplômes ne pouvait être garantie dans un délai de 48 heures au niveau du ministère.

Gouvernance universitaire : priorité à la compétence et à la transparence

Sur le plan de la gouvernance, la ministre a insisté sur la nécessité de fonder les prochaines désignations des responsables des commissions et des structures concernées sur des critères rigoureux, privilégiant la compétence et la qualité de la gestion.

Des changements ont déjà été opérés au sein de certains comités de gestion à la suite de difficultés constatées dans la gestion académique, financière et patrimoniale. Le ministère entend renforcer les mécanismes de contrôle et encourager les établissements à mieux gérer leurs ressources, notamment grâce à l’autofinancement.

Marie-Thérèse Sombo a également souligné l’importance de la collaboration avec le ministère des Relations avec le Parlement pour assurer le suivi des textes législatifs et réglementaires et faciliter la mise en œuvre des réformes nécessaires au secteur.

2026-2027 : qualité de la formation, recherche et numérisation

Pour la deuxième année du Gouvernement Suminwa II, l’amélioration de la qualité de la formation demeure la priorité centrale du ministère. Le renforcement de l’encadrement académique figure notamment parmi les mesures annoncées, avec la mise en place des écoles doctorales à partir de la rentrée académique 2026-2027.

Cette initiative vise à assurer un meilleur suivi des doctorants, à renforcer les capacités d’encadrement scientifique et à garantir la qualité des travaux de recherche.

La numérisation et la connectivité constituent également des axes prioritaires. Le ministère ambitionne d’élargir l’accès à Internet et aux outils numériques dans les établissements afin de faciliter les apprentissages, la recherche et les échanges académiques.

Le renforcement de la recherche scientifique, particulièrement dans les domaines de la santé, de l’agriculture et de la lutte contre les maladies, figure aussi parmi les objectifs annoncés. À cela s’ajoutent l’amélioration du contrôle de la qualité, la viabilité des établissements et le renforcement des mécanismes d’octroi des bourses.

Adapter les formations aux besoins du marché du travail

Dans la perspective de faire de la RDC un pôle d’excellence en Afrique dans les domaines de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation, le ministère poursuit l’adaptation du système Licence-Master-Doctorat (LMD) aux réalités nationales.

Les travaux portent notamment sur l’élaboration de référentiels de métiers et de maquettes de formation destinés à rapprocher les enseignements des compétences recherchées sur le marché du travail. Cette démarche vise à mieux préparer les diplômés aux exigences professionnelles et aux défis du développement national.

L’internationalisation des universités congolaises constitue un autre levier stratégique. À travers les partenariats conclus avec différents pays et organisations, la mobilité académique doit permettre aux étudiants et aux chercheurs d’acquérir de nouvelles compétences, de diversifier leurs expériences scientifiques et de favoriser le transfert de technologies au profit du pays.

En conclusion, Marie-Thérèse Sombo Ayane Safi Mukuna a réaffirmé son engagement à poursuivre les réformes visant à construire un système d’enseignement supérieur performant, équitable et inclusif, soutenu par une recherche scientifique résiliente.

Pour l’année 2026-2027, le ministère entend ainsi consolider les acquis, renforcer la gouvernance universitaire, moderniser les infrastructures et améliorer la qualité des formations afin de mieux répondre aux aspirations de la jeunesse congolaise et aux besoins de développement de la République démocratique du Congo.

 

ITK

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