
Dimanche, 23 mars 2025-La conférence mondiale de l’ IB a été clôturée le samedi 22 Mars à Singapour ( Suntec City ). Son thème principal était : « Notre humanité connectée ».
Nous avons appris comment rester connectés en cette ère de changement constant. Entant qu’éducateurs du monde entier, nous sommes unis par notre humanité. Grâce à cette connexion, nous avons un impact profond sur les élèves, les communautés scolaires et le monde.
Pour relever les défis de l’enseignement et de l’apprentissage, il faut donner la priorité aux nouvelles compétences dont les jeunes ont besoin pour s’épanouir sur le plan scolaire et au-delà, en mettant l’accent sur les qualités et capacités humaines uniques que sont la conscience de soi , l’empathie et l’innovation.
La conférence nous a offert une occasion unique de rencontrer le plus d’éducateurs de l’ IB du monde. Nous avons eu l’occasion de découvrir de nouvelles idées pour notre programme du baccalauréat international, d ‘apprendre auprès d’experts de 1er plan en éducation et de réfléchir à notre pratique.
Pour le compte de l’EIB le Cartésien de la RDC , nous y avons appris des nouvelles méthodes pour l’apprentissage des mathématiques. Nous avons été particulièrement séduits par la méthode de Singapour que nous avons instaurée dans notre école depuis bientôt cinq ans et qui a fait ses preuves en permettant à nos finalistes de terminer les études universitaires avec brio .
Pourquoi la méthode de Singapour ?
D’après les résultats pr le suivi des acquis des élèves ( PISA ) publiés en 2022 ,les dix pays les plus performants ds le monde de l’enseignement, en particulier en maths sont:
1. Singapour : 575 points
2. Macao ( Chine ) : 552 points
3. Taïwan : 547 points
4. Hong Kong ( Chine ) : 540 points
5. Japon : 536 points
6. Corée du Sud : 527 points
7. Estonie : 510 points
8. Suisse : 508 points
9. Canada : 497 points
10 pays-Bas : 493 points
Ces résultats mettent en évidence l’efficacité de leurs systèmes éducatifs et l’importance accordée à l’enseignement des mathématiques dans ces pays.
On ne peut prétendre se développer sans mathématiques.
En RDC , dans nos universités, il y a tellement pléthore dans les facultés d’économie, droit, sciences politiques…que les étudiants manquent de places . En physique, chimie, mathématiques… les places manquent d’étudiants.
Pour pallier à cette situation, alors ministre de l’enseignement supérieur et universitaire, nous avions créé la bourse de l’ excellence et de la solidarité nationale qui offerte à des enfants issus des familles modestes, moyennant un concours , en vue de poursuivre leurs études ds ces domaines dans nos universités sans payer les frais académiques jusqu’à la licence.
Deux promotions ( 1000 étudiants ) ont effectivement terminé leurs études sans payer un seul centime.
Après les deux promotions, l’arrêté portant création de cette bourse n’a plus produit d’effets. Nous avions également signé l’arrêté créant la bourse pour l’émergence du Congo pour permettre à ces étudiants, aux assistants et chef des travaux dans les domaines scientifiques et technologiques d’aller poursuivre leurs études dans des pays les plus développés pour nous importer la technologie.
Après avoir obtenu l’accord des universités Sud-coréennes, canadiennes , sud-africaines… un premier groupe de 125 scientifiques devaient se rendre à l’université de technologie de Durban.
Après notre départ du ministère le processus ne s’est pas poursuivi.
Nos différents ministères ont intérêts à poursuivre la politique des prédécesseurs au lieu de toujours repartir à zéro après chaque remaniement. Cette politique n’est possible que si les cabinets ministériels ne remplacent pas l’administration dans le traitement de dossiers en vue d’assurer la continuité au mieux des intérêts de la République.



